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Le Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan célèbre Nabil Ayouch, Nicolas Philibert et Aida Folch

Jeudi 27 Mars 2025

Le Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan célèbrera, lors de sa 30ème édition prévue du 26 avril au 3 mai, trois figures du cinéma méditerranéen aux parcours d’exception, à savoir le réalisateur marocain Nabil Ayouch, le documentariste français Nicolas Philibert, et l’actrice espagnole Aida Folch.

"Ces hommages viennent souligner l’importance d’un cinéma méditerranéen multiple et engagé, où les regards et les récits se croisent pour mieux raconter nos sociétés", indique un communiqué de la direction du festival.

Figure incontournable du cinéma marocain, Nabil Ayouch n’a cessé d’explorer les aspirations d’une société en mutation. De Ali Zaoua (2000, Sélection Berlinale Generation 14 plus) à Much Loved (2015, Quinzaine des réalisateurs à Cannes), en passant par Les chevaux de Dieu (2012, sélection Un Certain Regard à Cannes) et Razzia (2017, Toronto), son regard incisif et sa mise en scène percutante ont mis en lumière des réalités longtemps tues, enrichissant les débats bien au-delà des écrans, fait savoir la même source.

En 2021, son film “Haut et Fort” fait sensation en compétition officielle à Cannes, une première pour le Maroc, ajoute le communiqué, notant qu’en 2024, il dévoile Everybody Loves Touda. Sélectionné au Festival de Cannes et au Festival de Marrakech (FIFM), le dixième long-métrage de Nabil Ayouch a été choisi pour représenter le Maroc aux Oscars ( Meilleur film étranger), et devient aussi le premier film marocain à se qualifier pour les catégories majeures des Oscars, et à être éligible dans toutes les catégories des César 2025.
Ayouch continue de jouer un rôle clé dans la promotion du cinéma marocain sur la scène internationale, avec un engagement fort pour les histoires qui donnent une voix aux invisibles.

L’engagement d’Ayouch va bien au-delà de ses films, relève par ailleurs le communiqué, expliquant qu’à travers la Fondation Ali Zaoua, il œuvre depuis plus de quinze ans pour l’accès des jeunes à l’art et à la culture, multipliant les initiatives pour démocratiser l’expression artistique.

Nicolas Philibert, réalisateur et maître du cinéma du réel a, pour sa part, marqué l’histoire du documentaire par une œuvre exigeante, subtile et profondément humaine, indique la direction du Festival, soulignant que son regard, attentif et empreint de délicatesse, s’est toujours porté sur des lieux et des visages souvent laissés dans l’ombre, révélant la richesse de ceux qui peuplent notre quotidien.

Après le succès mondial de Etre et avoir (2002), portrait d’une classe unique dans un village de montagne, il poursuit son exploration des marges, avec des films comme Le Pays des sourds (1993) ou La Moindre des choses (1997), qui questionnent les frontières entre silence et parole, entre normalité et altérité.

En 2023, son film Sur l’Adamant, consacré à un centre de jour accueillant des adultes souffrant de troubles psychiques, remporte l’Ours d’Or à la Berlinale. Avec une sensibilité rare, Philibert parvient à filmer la douleur, la souffrance et les moments d’espoir de ses personnages, tout en capturant des instants de beauté dans des lieux souvent mal compris ou ignorés.

Selon le communiqué, sa filmographie, qui compte des titres tels que Retour en Normandie (2007), Nénette (2010), ou La Maison de la radio (2013), continue de faire rayonner un cinéma qui allie poésie, engagement et une recherche constante de l’humanité partagée.

En 2024, il poursuit son exploration de la psychiatrie avec deux nouveaux films: Averroès & Rosa Parks et La Machine à écrire et autres sources de tracas qui viennent compléter un triptyque où il réhabilite la parole des patients et explore des institutions en lutte contre la déshumanisation, fait savoir la même source, ajoutant que de film en film, Nicolas Philibert construit une œuvre intemporelle et universelle, où chaque rencontre est une invitation à s'interroger sur notre condition humaine.

Quant à Aida Folch, actrice espagnole originaire de Tarragone, elle s’est affirmée comme l'une des grandes figures du cinéma espagnol contemporain. Sa première grande occasion se présente en 2000, quand elle est choisie parmi 3.000 filles de toute l'Espagne pour jouer un rôle dans la production espagnole Le Sortilège de Shanghai (2002), du réalisateur espagnol oscarisé Fernando Trueba. Elle a alors quatorze ans.

Peu de temps après, Fernando León de Aranoa la choisit pour le film primé Los lunes al sol (2003), qui a remporté le prix du meilleur film au Festival de San Sebastián, poursuit le communiqué, notant qu’elle intervient depuis dans des productions espagnoles telles que Aquitania (2006), La mirada violeta (2009), Fin de curso (2007), Salvador (2006), Las vidas de Celia (2008), et 25 kilates (2008), entre autres. Aida travaille également dans des téléfilms comme Inocentes (2006), No estás sola (2007), Sara (2008), Morir en 3 actes (2008) ou Volveremos (2009).

En 2008, elle est remarquée dans le personnage de Françoise dans la mythique série télévisée espagnole Cuéntame cómo pasó, diffusée sur La1, qui retrace la vie espagnole pendant les années 1970, avant et après la transition démocratique.
Elle travaille à l'étranger dans la superproduction historique Henri 4 (2010) de Jo Baier, et dans Mi universo en minúsculas (2012), une production mexicaine de la réalisatrice Leticia Tonos Paniagua, note la direction du festival.

En 2012, dans L'Artiste et son modèle de Fernando Trueba, Aida Folch joue le rôle de Mercè, une jeune espagnole fuyant la guerre civile, relève le communiqué, rappelant que dans ce film tourné en français, elle travaille aux côtés de Jean Rochefort et Claudia Cardinale.

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