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A cette occasion, les ministres en charge de l'investissement et de la gouvernance publique dans les régions MENA et OCDE tenteront d'établir de nouvelles stratégies pour mettre en œuvre une « bonne gouvernance » et promouvoir l'investissement dans ces régions.
La conférence s'articulera ainsi autour de trois piliers. Le premier est consacré à la visibilité du Royaume qui, dès la conférence de Marrakech, co-présidera aux côtés de la Belgique et de l'Espagne l'initiative MENA-OCDE pour une période de trois ans.
Le deuxième volet est celui de la gouvernance. L'initiative MENA-OCDE met ainsi l'accent sur une bonne gouvernance publique, préalable nécessaire pour instaurer une croissance durable. Il s'agira dès lors de mettre en place des stratégies chargées de renforcer la visibilité des femmes dans les secteurs publics, d'impliquer davantage le citoyen dans l'élaboration des politiques et d'améliorer la transparence dans le domaine public. Dans ces domaines, bon nombre de pays des régions MENA et de l'OCDE ont encore beaucoup de chemin à parcourir...
Le troisième pilier est celui du « business ». Les entreprises des deux régions doivent ainsi travailler conjointement pour faire face à la crise, et ce faisant mettre en place des réseaux de coopération. Comme le rappelle le président de la CGEM, « cette rencontre constituera une opportunité unique pour échanger ».
En marge de la conférence se tiendra ainsi un Forum MENA-OCDE des entreprises pour renforcer les partenariats public-privé. « Derrière chaque menace il y a une opportunité de rebondir », ajoute Mohamed Horani, président de la CGEM Afin que les réflexions aboutissent sur une action, la conférence ministérielle se soldera par la déclaration de Marrakech qui récapitulera les engagements pris par les différents pays pour une meilleure gouvernance et pour relancer les investissements en temps de crise.
L'initiative MENA-OCDE est récente. Lancée en 2004, elle se veut une réunion de différents pays dont les intérêts diffèrent le plus souvent. Au cours de ces dernières années, le Maroc a renforcé ses liens avec l'OCDE, à tel point qu'en février 2009, le Royaume est devenu membre du comité directeur du Centre de développement de l'organisation. De plus, lors de la conférence de Marrakech, sera signé l'acte d'adhésion du Maroc à la déclaration de l'OCDE sur l'investissement international et les entreprises multinationales. Nizar Baraka, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Affaires économiques et générales, a ainsi déclaré que cette opportunité constituait « une reconnaissance internationale des avancées du Royaume et une feuille de route pour de nouvelles générations de réformes aux standards des pays de l'OCDE ». On ose espérer que le Royaume profite de ces occasions pour continuer sur la voie de la libéralisation et du développement.