-
Une délégation de sénateurs français salue l'élan de développement à Dakhla
-
Les communes de Lagouira et Bignona décident de renforcer leurs capacités institutionnelles et techniques
-
Inondations en Espagne. Fernando Grande-Marlask : Le soutien du Maroc illustre la profondeur des relations entre les deux pays
-
Nécessité d’une révision globale du secteur des médias, distribution équitable des investissements dans les régions, situation critique des ressortissants marocains au Mozambique, entre autres problématiques abordées par les deux Groupes d’opposition
-
Document coûteux, validité limitée et portée internationale modeste: Cher, trop cher passeport
Ayant suscité beaucoup d’intérêt de la part de l’assistance, parmi les enseignants et étudiants, en raison de sa pertinence et de son actualité, la question de « la présentation d’un plan sectoriel de riposte à une pandémie de la grippe A/H1N1 » a été le thème principal de cette conférence, animée par le professeur Hicham Nejmi, chef de service des urgences au Centre hospitalier universitaire (CHU) Mohammed VI et enseignant à la Faculté de médecine et de pharmacie.
Dans son introduction, le professeur Nejmi a donné un aperçu sur cette pandémie, due à un virus grippal qui a subi une transformation génétique pour nombre de facteurs d’ordre endogène et exogène, sur sa transmission, ses différents symptômes (toux, fièvre, fatigue, écoulement nasal, courbatures…) ainsi que sur les meilleures précautions à prendre pour déjouer la prolifération de ce virus mortel.
C’est dans ce cadre que le professeur Mejmi a rappelé que le Maroc est actuellement au stade A de la pandémie, c'est-à-dire celui de l’isolement, notant que l’ensemble des cas jusque-là recensés n’émanent guère d’une contamination intercommunautaire à l’échelle nationale mais plutôt ce sont des cas résultant d’un contact avec une personne atteinte par le virus, en provenance de l’étranger.
Il a, en outre, mis en lumière l’efficacité et l’efficience de la stratégie de lutte contre cette pandémie telle que conçue et mise en œuvre par le ministère de la Santé, en partenariat avec l’ensemble des parties concernées. Laquelle stratégie, a-t-il estimé, continue toujours de donner ses fruits comparativement à d’autres pays ayant le même niveau socio- économique. La prévention contre la grippe A/H1N1 et la lutte contre une éventuelle prolifération de cette pandémie n’est plus une affaire du ministère de la Santé, mais cela suppose une grande mobilisation de l’ensemble des composantes de la société, qui doivent œuvrer de concert et mener des actions conjointes, à même de pouvoir contrecarrer cette situation.
L’intervenant a fait savoir aussi qu’au niveau de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz et outre les mesures de vigilance et de prévention prises notamment au niveau de l’aéroport et de plusieurs espaces, il a été procédé à la création de comités spécialisés au niveau de la direction régionale de la Santé et du CHU Mohammed VI.
Des comités de vigilance ont vu également le jour dans le cadre de la mise en application de la stratégie ministérielle et oeuvrent en parfaite concertation pour davantage de sensibilisation auprès des enfants et des étudiants au sein des écoles et des universités, a expliqué M. Nejmi. Ce dernier a souligné que des actions similaires sont menées au sein des hôpitaux, par les associations des infirmiers qui ne ménagent aucun effort pour sensibiliser le public, parmi les patients et les visiteurs quant aux dangers réels de cette pandémie.
Conformément aux directives du ministère de la Santé, pour l'accueil des patients aux différents services des urgences des hôpitaux de Marrakech, deux circuits sont prévus, dont un espace de diagnostic et d'isolement et un autre pavillon pour les personnes nécessitant des soins intensifs.
Chiffres à l’appui, le professeur Nejmi a fait remarquer aussi que dans le cadre du partenariat et de la coopération avec la direction régionale de la Santé et le CHU Mohammed VI de Marrakech, il a été convenu, en cas d'apparition de la pandémie A/H1N1, de transférer les cas nécessitant une prise en charge aux hôpitaux Ibn Zohr (250 lits) et Al Antaki (100 lits).
Quant aux cas graves, ajoute le professeur, c'est-à-dire les personnes vulnérables, en particulier les femmes enceintes et les enfants nécessitant des soins intensifs, ils seront acheminés vers le CHU, via l'hôpital Ibn Toufaïl (10 lits pour la réanimation et 15 lits pour les soins intensifs), ou encore l'hôpital de la mère et de l'enfant (13 lits pour la réanimation et 6 lits pour les soins intensifs au profit des enfants).
Au sujet de la vaccination, M. Nejmi s’est montré rassurant, en affirmant que pour la grippe saisonnière, le département de tutelle a offert un nombre suffisant de vaccins, alors que pour le vaccin contre la grippe A/H1N1, il sera disponible à compter de novembre prochain et concernera dans un premier temps le personnel sanitaire jugé, même dans les pays développés, comme étant des plus vulnérables à ce virus.
Sur la situation pandémique dans la région, le professeur Nejmi a tenu à préciser que le nombre de cas examinés, jusqu’au 21 octobre courant, a été de l’ordre de 30, dont 7 se sont révélés positifs. Six personnes après leur guérison totale, ont quitté l’hôpital, alors qu’un seul malade suit toujours son traitement dans les services hospitaliers de Marrakech.