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Rachid Belmoktar a vraisemblablement perdu la boussole. Le ministre de l’Education nationale ne sait plus où donner de la tête. Sans stratégie concrète, lui qui est déjà à sa troisième année au poste, il ne fait que patauger dans un secteur qui souffre de grands dysfonctionnements. A 74 ans, âge de la retraite et de peu de concentration, il fait montre d’un manque flagrant de sagesse. Son image au Parlement en train de «chatter» et rigoler, alors qu’une députée l’interpellait sur l’état et les conditions de l’enseignement au Maroc, dévoile une absence totale de prise de conscience et de maturité.
Et si tous les pays accordent une attention particulière à ce secteur, l’on est loin, au Maroc, des attentes des enseignants et de tout un pays. Rachid Benmokhtar continue ainsi de tourner le dos à cette réalité en poussant tout un pays vers un avenir incertain et hypothétique.
Effectivement, dans un pays qui vit une crise au niveau de son système éducatif, où tout le peuple considère ce secteur comme la deuxième cause nationale, de par son importance, après celle de l’intégrité territoriale, le ministre de l’Education et de la Formation, Rachid Belmokhtar, publie, le 29 juin 2015, deux arrêtés : 2-15-588 visant la séparation entre la formation et la Fonction publique, l’autre 2-15-589 autorisant la diminution de moitié de la bourse réservée aux enseignants stagiaires. Selon le ministre, les deux arrêtés visent à répondre aux différents problèmes dont souffre l’enseignement. A bien méditer ces deux arrêtés ministériels, le simple observateur découvre que la politique conçue par le ministre n’est réellement qu’un slogan pompeux qui répond uniquement aux recommandations de la Banque mondiale.
En effet, la publication desdits arrêtés ne se démarque pas de la vision ministérielle qui accuse toujours le professeur d’être à l’origine de l’échec du système. Pour remédier à cette situation déplorable, le ministre décide de séparer la formation de la fonction pour soi-disant stimuler les futurs enseignants, en les contraignant à passer un autre concours de recrutement en fin de stage. Le deuxième arrêté réduisant la bourse des stagiaires de moitié (de 2450 à 1200DH) trouve sa justification dans le fait que le ministre s’adresse à des étudiants et non à des enseignants stagiaires. Cette politique va à l’encontre des slogans de la qualité et l’institution d’une société du savoir prônés par le ministre en question.
En fait, au moment où le secteur souffre d’une infrastructure précaire et d’une insuffisance des ressources humaines, que l’on estime à 15.000 postes budgétaires, Rachid Belmokhtar prend la décision de ne pas recruter tous les futurs professeurs. Il est à rappeler que ces enseignants en question intègrent les centres de formation après une présélection et deux examens écrit et oral. Cette politique contradictoire et arbitraire, outre qu’elle donnera lieu à une nouvelle catégorie de chômeurs, favorise des phénomènes anti-éducatifs tels que l’encombrement des classes (parfois 50 élèves pour une seule classe), l’absence de qualité et la déperdition scolaire, entre autres.
Le second arrêté, à savoir la diminution de la bourse, dévoile, encore une fois et sans équivoque, que la réforme du système éducatif n’est qu’une illusion. Effectivement, au moment où le ministre prétend vouloir réformer le secteur, il prive les futurs professeurs de la moitié de leur bourse. Comment peut-on parler de qualité et de compétence chez un professeur stagiaire alors que celui-ci sombre dans une crise financière? Comment peut-on parler d’un futur enseignant qui devra répondre aux attentes de l’école marocaine alors qu’il se préoccupe davantage de ses problèmes personnels? N’est-il pas un citoyen ayant, lui aussi, des droits comme des devoirs? Face à ces questions, le ministre s’abstient de tout commentaire…!
* Enseignant stagiaire
Et si tous les pays accordent une attention particulière à ce secteur, l’on est loin, au Maroc, des attentes des enseignants et de tout un pays. Rachid Benmokhtar continue ainsi de tourner le dos à cette réalité en poussant tout un pays vers un avenir incertain et hypothétique.
Effectivement, dans un pays qui vit une crise au niveau de son système éducatif, où tout le peuple considère ce secteur comme la deuxième cause nationale, de par son importance, après celle de l’intégrité territoriale, le ministre de l’Education et de la Formation, Rachid Belmokhtar, publie, le 29 juin 2015, deux arrêtés : 2-15-588 visant la séparation entre la formation et la Fonction publique, l’autre 2-15-589 autorisant la diminution de moitié de la bourse réservée aux enseignants stagiaires. Selon le ministre, les deux arrêtés visent à répondre aux différents problèmes dont souffre l’enseignement. A bien méditer ces deux arrêtés ministériels, le simple observateur découvre que la politique conçue par le ministre n’est réellement qu’un slogan pompeux qui répond uniquement aux recommandations de la Banque mondiale.
En effet, la publication desdits arrêtés ne se démarque pas de la vision ministérielle qui accuse toujours le professeur d’être à l’origine de l’échec du système. Pour remédier à cette situation déplorable, le ministre décide de séparer la formation de la fonction pour soi-disant stimuler les futurs enseignants, en les contraignant à passer un autre concours de recrutement en fin de stage. Le deuxième arrêté réduisant la bourse des stagiaires de moitié (de 2450 à 1200DH) trouve sa justification dans le fait que le ministre s’adresse à des étudiants et non à des enseignants stagiaires. Cette politique va à l’encontre des slogans de la qualité et l’institution d’une société du savoir prônés par le ministre en question.
En fait, au moment où le secteur souffre d’une infrastructure précaire et d’une insuffisance des ressources humaines, que l’on estime à 15.000 postes budgétaires, Rachid Belmokhtar prend la décision de ne pas recruter tous les futurs professeurs. Il est à rappeler que ces enseignants en question intègrent les centres de formation après une présélection et deux examens écrit et oral. Cette politique contradictoire et arbitraire, outre qu’elle donnera lieu à une nouvelle catégorie de chômeurs, favorise des phénomènes anti-éducatifs tels que l’encombrement des classes (parfois 50 élèves pour une seule classe), l’absence de qualité et la déperdition scolaire, entre autres.
Le second arrêté, à savoir la diminution de la bourse, dévoile, encore une fois et sans équivoque, que la réforme du système éducatif n’est qu’une illusion. Effectivement, au moment où le ministre prétend vouloir réformer le secteur, il prive les futurs professeurs de la moitié de leur bourse. Comment peut-on parler de qualité et de compétence chez un professeur stagiaire alors que celui-ci sombre dans une crise financière? Comment peut-on parler d’un futur enseignant qui devra répondre aux attentes de l’école marocaine alors qu’il se préoccupe davantage de ses problèmes personnels? N’est-il pas un citoyen ayant, lui aussi, des droits comme des devoirs? Face à ces questions, le ministre s’abstient de tout commentaire…!
* Enseignant stagiaire