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L’ancien argentier du Royaume est en effet un passionné de la ville qui l’a vu naître. C’est la ville du nationalisme et du progrès, aime-t-il à rappeler, en évoquant la cité comme celle aussi de Mehdi Ben Barka. A Rabat, les cœurs ont toujours battu à gauche tant l’histoire de la ville est liée à celle de l’Union socialiste des forces populaires.
« Quand je pense à Rabat, ce sont trois dates qui me viennent à l’esprit : l’arrivée des Romains avec le Chellah, Yacoub El Mansour et l’ère actuelle. L’ère actuelle est ici incarnée par le projet Bouregreg qui est structurant. Un tel projet va permettre à Rabat et Salé de se réconcilier et en même temps de ne plus tourner le dos au fleuve et à l’océan. Pendant des siècles, ces villes ont tourné le dos à ses derniers, ce qui explique en grande partie la stagnation des deux cités et du pays. Donc, le projet du Bouregreg est une chance. J’ai eu la chance au sein du gouvernement de le suivre », explique le nouveau maire.
L’élu égrène ses priorités pour la capitale, qui sont autant de rêves pour Rabat. Il s’agit de faire en sorte, soutient notre interlocuteur, que Rabat réponde aux défis, aux enjeux du 21ème siècle, et en faire une capitale du futur, fière de son passé. « En même temps Rabat est appelée à se diversifier, à ne plus rester prisonnière de l’Administration. Le poids de l’Administration et des entreprises publiques est bel et bien présent. Mais Rabat ne doit pas être seulement une capitale administrative. Il est important que les revenus et les activités soient diversifiés. Rabat doit le faire dans un cadre régional avec Salé, Témara, Skhirat, bref, avec toute la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaers. Il est aussi essentiel de promouvoir la complémentarité de Rabat avec Casablanca. Historiquement, au cours des deux derniers siècles, elles ont été les deux capitales, politique et économique, du pays. Il faut dépasser cette dualité. Les deux grandes villes doivent se rejoindre à travers même un redéploiement d’un certain nombre d’activités de Casablanca à Rabat, et vice-versa ».
Rabat comme espace d’Histoire et de géographie
Avec Oualalou, Rabat peut rêver d’un destin culturel. Le maire ittihadi –dont l’un des pairs au Bureau politique de l’USFP a été ministre de la Culture et initiateur de grands projets cullturels- lance le pari de voir la capitale devenir le premier centre de rayonnement culturel du pays. « Les grands projets comme la Bibliothèque nationale, le musée, etc, vont permettre à la Cité d’avoir un nouveau destin culturel. Ce qui permettra de promouvoir un nouveau tourisme, un tourisme de séjour et non plus de passage. Et je ne parle pas seulement de tourisme des étrangers mais aussi celui des Marocains. Rabat doit attirer en tant que lieu de rayonnement culturel tous les Marocains », déclare-t-il.
Rabat est un espace d’Histoire mais aussi de géographie. Celui qui est premier secrétaire adjoint du parti de la Rose est prompt à évoquer ces différents centres qui composent la ville pour appeler à la création d’éléments de synergies et de complémentarité entre ces pôles. Le maire socialiste est bien déterminé à lutter contre toutes les disparités qui traversent la ville
« Notre priorité, précise-t-il, est de faire en sorte que les inégalités en matière d’équipement, de logement, de scolarisation, de santé et qui existent à Rabat soient résolues. On ne peut pas être une capitale au 21ème siècle avec ces poches de pauvreté. Les municipalités doivent accompagner toutes les politiques de lutte contre la pauvreté, une lutte dans laquelle j’inclus l’analphabétisme, le logement insalubre». Et dans une municipalité, il y a bien entendu, la proximité, et Fathallah Oualalou compte bien s’y atteler et être à l’écoute des enfants, des personnes âgées, celles handicapées, ceux et celles en difficulté. « A partir des atouts de Rabat, il faut également faire en sorte que l’habitant, en tant qu’individu et en tant que collectivité ait la possibilité de rayonner, de s’épanouir dans sa famille, dans sa ville», martèle ce membre dirigeant de l’USFP.
Elu à la tête de la mairie pour un mandat de six ans, Fathallah Oualalou dit être porté par l’esprit qui a permis sa victoire. « C’est cet élan, l’élan de ce front pour l’éthique et la réhabilitation de la politique que je retiens d’autant que le message a été compris par les citoyens. Pour moi, Rabat est un formidable champ d’expérimentation avancé de ce projet de la réhabilitation de la politique » conclut notre interlocuteur.