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Cinq autres suspects sont toujours recherchés, eux aussi poursuivis notamment pour "incitation à la haine", ajoute Anadolu, qui n'a pas précisé les identités des mis en cause.
Le parquet général d'Istanbul avait annoncé mardi soir l'ouverture d'une enquête contre les personnes ayant lancé ou partagé des appels au boycott.
Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force d'opposition, avait appelé les Turcs à une journée sans achat mercredi pour tenter de faire pression sur le gouvernement et soutenir les centaines d'étudiants placés en détention.
À Istanbul et Ankara, la capitale, des cafés, bars et restaurants avaient choisi de rester fermés mercredi, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Le patron du CHP, Özgür Özel, appelle en outre depuis la semaine passée à boycotter des dizaines d'entreprises et de groupes turcs réputés proches du pouvoir.
Le maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu, principal rival du président turc Recep Tayyip Erdogan, a été arrêté le 19 mars, avant d'être destitué et placé en détention provisoire quatre jours plus tard pour "corruption", une accusation qu'il rejette.
Son arrestation a déclenché une vague de contestation inédite en Turquie depuis le grand mouvement de Gezi, parti de la place Taksim d'Istanbul en 2013.
Les autorités, qui avaient interdit temporairement les rassemblements à Istanbul, Ankara et Izmir, les trois principales villes du pays, avaient annoncé le 27 mars avoir arrêté 1.879 personnes accusées d'avoir pris part à des manifestations illégales.