
“Laissez vos sourcils tranquilles! répète la maquilleuse Miky à tous les jeunes mannequins en backstage. A force de vouloir traquer le moindre poil, on se retrouve avec des sourcils ridiculement fins qui ont une fâcheuse tendance à vieillir le visage ou, pire, à le rendre “ordinaire”. On ne veut donc plus de cette ligne trop parfaitement (exagérément) épilée d’où ne dépasse aucun poil. On veut qu’elle soit nature, fournie, on veut du tempérament. La baby-top Cara Delevingne, star des podiums avec ses incroyables sourcils à la Brooke Shields, y est sûrement pour quelque chose. D’ailleurs, ses consœurs suivent, tout comme les jeunes actrices à Hollywood, qui, face aux sourcils sophistiqués botoxés de leurs aînées, adoptent le sourcil wild et bien pulpé. La gageure : retrouver ce naturel, source de jeunesse et de caractère, sans se retrouver non plus avec une ligne broussailleuse. On commence par laisser tout repousser. Un peu de patience, il faut entre trois et six mois pour récupérer tous ses poils. “Ensuite, à l’aide d’une pince à épiler, on retire les quelques poils qui dépassent vers le front au-dessus de la ligne naturelle”, explique Sabrina Benali, créatrice de l’institut Un Jour, Un Regard, tout juste bookée par Chopard pour s’occuper des sourcils des stars lors du prochain Festival de Cannes. “A ne jamais faire à la cire, elle n’enlève pas bien le bulbe, donc le poil repousse plus épais. En plus, la cire chauffe et, à la longue, abîme la peau”, poursuit Sabrina. En dessous, on ne travaille qu’à partir des trois quarts du sourcil, donc uniquement au niveau de la queue.