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« La plupart des 317 millions d’accidents qui se produisent chaque année résultent des absences prolongées du travail, souligne l’agence onusienne qui célèbre, le jeudi 28 avril, la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail.
Promouvoir une culture de la sécurité et de santé au travail. Tel est l’objectif de cette journée qui rappelle que le nombre d’accidents de travail et des maladies professionnelles continue à progresser.
A ce propos, l’OIT estime que « le coût humain de cette menace quotidienne est considérable et que le fardeau économique des mauvaises pratiques de sécurité et santé au travail représente, tous les ans, 4% du produit intérieur brut ».
Alice Ouédraogo, directrice du Service du VIH/sida dans le monde du travail (ILOAIDS), a indiqué récemment qu’un travailleur meurt toutes les 15 secondes dans le monde d’un accident ou d’une maladie liés au travail.
Intervenant à l’occasion d’une importante conférence internationale tenue dernièrement à Sochi, en Russie, cette dernière a toutefois indiqué que «le meilleur moyen de garantir un environnement de travail sain et sans danger est de prendre des mesures avant que des accidents ne se produisent ou que des maladies ne se déclarent – le mot-clé magique étant la prévention».
Lors de son intervention, elle a également assuré que «prendre des mesures et garantir un environnement de travail sain et sans danger aura une influence positive sur les entreprises et les économies. Toute somme dépensée pour rendre l’environnement de travail sûr et sain devrait être considérée comme un investissement plutôt que comme une dépense».
Le droit de jouir du meilleur état de santé possible est un principe universel, rappelle-t-on. « Une personne dont la santé au travail n’est pas protégée ne peut contribuer à la société ni parvenir au bien-être. Lorsque la santé au travail est menacée, l’emploi productif et le développement socioéconomique sont compromis », souligne l’OIT dans un rapport intitulé «Stress au travail, un défi collectif ».
Dans cette étude, l’organisation ajoute que « le fardeau des troubles mentaux pèse considérablement sur le monde du travail. Il a des répercussions importantes sur le bien-être des personnes, réduit les possibilités d’emploi, les salaires, le revenu des familles et la productivité des entreprises, et induit des coûts directs et indirects élevés pour l’économie ».
Soulignons que ce rapport vise à présenter la situation du stress lié au travail dans les pays développés et en développement afin de sensibiliser à l’ampleur du problème et à ses répercussions dans le nouveau contexte du monde du travail.
Les experts de l’OIT précisent que ce document « propose un aperçu interrégional de la prévalence et de l’impact du stress lié au travail, et examine la législation, les politiques et les interventions visant à gérer ce phénomène à l’échelle internationale, régionale, nationale et des lieux de travail ».
On lire également que les résultats de l’enquête dont il restitue les grandes lignes aideront les mandants de l’Organisation internationale du travail (OIT) à prendre des mesures en la matière, au niveau national et celui de l’entreprise.