
-
Saisie et destruction de produits impropres à la consommation à Tétouan
-
Panel à Rabat sur le rôle de la jeunesse dans l’avenir du secteur de l’eau
-
Journée mondiale de l’eau : L'UpM alerte sur la disparition accélérée des glaciers euro-méditerranéens
-
Barrage Bouassame : Aucun risque pour la sécurité après inspection
La communauté estudiantine étrangère a ainsi l'occasion d'explorer la spiritualité qui accompagne ce mois béni et de de découvrir la richesse de la gastronomie marocaine, tissant au passage des liens indélébiles avec le Royaume et les Marocains.
Pour de nombreux étudiants, en particulier ceux originaires de pays musulmans, ce mois béni constitue une occasion unique d’explorer les coutumes et traditions marocaines dans toute leur diversité et richesse, ce qui confère à leur expérience une profondeur humaine et atténue le mal du pays et l’éloignement des proches.
Mohamed Aklembit, étudiant mauritanien à l’Université Mohammed V de Rabat, se dit impressionné par l'ambiance générale qui règne dans le Royaume durant le Ramadan, notamment l'esprit de convivialité et le rythme de vie distinctif marquant ce mois sacré.
Approché par la MAP, l’étudiant mauritanien, qui en est à son deuxième Ramadan au Maroc, confie que l’ambiance générale est similaire à celle en Mauritanie, notamment pour ce qui est de l'afflux vers les mosquées le soir pour les Tarawih.
Côté culinaire, il affirme que sa table ramadanesque incarne un mix entre gastronomies marocaine et mauritanienne, ajoutant en substance : "Je vis la Mauritanie au Maroc".
Mohamed affirme ainsi se sentir chez lui dans son "deuxième pays" le Maroc, où la convivialité et l'esprit d'hospitalité des Marocains lui font oublier l'éloignement des proches et du pays.
Pour sa part, Sory Ibrahim Traoré, étudiant malien qui poursuit depuis quatre ans des études supérieures à l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, confie avoir constaté dès le départ les différences entre les tables ramadanesques au Maroc et au Mali, ce qui l’a poussé à explorer en substance les différents plats et mets servis sur les tables marocaines tout au long du mois sacré.
Par ailleurs président de l'Union des étudiants maliens au Maroc, Traroré fait remarquer que les deux pays et peuples frères partagent plusieurs traditions communes notamment pour ce qui est des rites et pratiques religieuses durant le Ramadan, saluant aussi la convivialité et l'hospitalité des Marocains.
De son côté, Asil Abdullah, étudiant yéménite installé au Maroc depuis sept ans, soutient que malgré les difficultés d’adaptation que l’étudiant étranger peut rencontrer au départ, les traditions et coutumes qui caractérisent la société marocaine viennent atténuer ces contraintes.
C'est ainsi qu'il a pu embrasser à bras-le-corps cette atmosphère de convivialité au Maroc, où il se sent aujourd'hui comme chez lui. Les saveurs, les voix et autres bruits dans les médinas, marchés et échoppes sont autant d’éléments qui lui font rappeler les souvenirs de son pays d'origine.
Asil, qui a appris la darija marocaine, va encore plus loin en affirmant que s'il devait retourner un jour au Yémen, il aurait du mal à se séparer de sa vie au Maroc et des traditions et expériences vécues dans le Royaume.
Par Chahid Andichi (MAP)