-
Dix blessés dans l’explosion de deux bonbonnes de gaz à Nouaceur
-
Ramadan, l’occasion pour les étudiants étrangers de s’imprégner des traditions et coutumes marocaines ancestrales
-
Saisie et destruction de produits impropres à la consommation à Tétouan
-
Panel à Rabat sur le rôle de la jeunesse dans l’avenir du secteur de l’eau
Les participants à cette rencontre, initiée par la Commission régionale des droits de l'Homme Fès-Mèknes en partenariat avec le bureau régional du Club des magistrats du Maroc et la Clinique juridique de l'Université Moulay Ismaïl de Meknès, ont fait état de l’émergence de certaines pratiques qui transgressent les droits des individus avec l'extension de l’usage d’internet à toutes les couches de la société, précisant que les technologies de l'information et de communication ont largement contribué à influencer les modes de vie.
Cette situation d'anarchie numérique, rendue possible à la faveur de la révolution des technologies de l'information, a laissé place à de nouveaux modes de criminalité qui ont largement contribué à la violation de la vie privée des individus à travers une hausse croissante des attaques à leur encontre, notamment celles ciblant les femmes à travers les réseaux sociaux et les applications de communication instantanée, ont-ils déploré, notant qu’il s’agit d’un grand danger qui viole leur vie privée et restreint leur droit à un accès sécurisé à l'espace numérique.
Dans une déclaration à la MAP, le président de la Commission régionale des droits de l'Homme Fès-Meknès, Abderrahmane Amrani, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale lancée par le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) pour la lutte contre les différentes formes de violences à l’égard des femmes et des filles.
Le but de cette rencontre, a-t-il expliqué, vise à renforcer la sensibilisation et débattre des mécanismes et moyens à même d’éradiquer ce phénomène social, faisant savoir que la violence cybernétique et électronique est l’une des formes les plus dangereuses auxquelles sont confrontées les femmes. Les réseaux sociaux ont conféré ces dernières années une dimension importante à ce fléau, a-t-il ajouté, précisant que cette conférence est occasion aussi de présenter l'arsenal législatif national en la matière.
De son côté le président du bureau régional du Club des magistrats du Maroc, Abdelaziz Bouzakri, a mis en valeur l’importance cruciale de la thématique débattue au regard de la recrudescence des cas, ajoutant qu'elle vise à faire l’état des lieux de la question de la violence à l’égard des femmes et des filles au sein de l’espace électronique.
Cette conférence, qui a connu la participation d’avocats, de magistrats, d'universitaires et d'acteurs associatifs, a porté sur de nombreux axes relatifs à la protection effective et efficiente des femmes et des filles contre la violence cybernétique et électronique.