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Placé sous le thème : « Réserve de biosphère d’arganeraie : Vers un changement de paradigme », le congrès a émis une recommandation principale : une demande pressante pour fédérer les efforts, les moyens et les compétences de la recherche scientifique pour réussir ce changement de paradigme dans la RBA. Pour l’ensemble des congressistes, la recherche scientifique reste le point fort de tout développement de la filière au niveau de la production et de la qualité du produit : huile d’argan.
Trois axes ont marqué les travaux de la 4ème édition du Congrès Axe 1: « Ecosystème arganeraie : fonctionnement, état des lieux et innovations pour la mise en valeur ». Il s’agit de mettre en place une nouvelle cartographie de l’agraneraie .L’analyse de la vulnérabilité de l’arganeraie en face de la désertification de la région sud reste une nécessité pour la survie de cette filière. Le second axe « Biotechnologie et génie génétique au service d’une agriculture durable ; valorisation et méthodes d’évaluation des produits de l’arganeraie » a mis l’accent sur le renforcement de la recherche pour la production de variétés génétiques, soit la multiplication et l’enracinement in vitro d’arganier. Le troisième axe : « Valorisation innovante et méthodes d’évaluation des produits de l’arganeraie ; qualité d’huile ». Cet axe s’est porté sur l’étude de procédés et innovations technologiques ainsi que les critères qualités de santé et d’exportation de l’huile d’argan. Le dernier axe : « Innovations institutionnelles, juridiques et culturelles de l’arganeraie ». A ce sujet, les participants ont insisté sur la nécessité de multiplier des actions pour une bonne gouvernance et développement territorial tout en prenant en compte les intérêts des ayants droit.
La réserve de l’arganier s’étend sur une superficie 830000 ha avec 21 millions d’arbres répartis à travers les provinces d’Essaouira, Agadir-Ida Outanane, Taroudant, Tiznit, Inezgane Ait Melloul, Chtouka Aï Baha et Guelmim. Cet écosystème qui représente 14,5% de la forêt marocaine est d’une grande valeur sociale, économique pour une population de plus de 3 millions d’habitants dont 70% en milieu rural. La production estimée à 40 kg/arbre par an, un rendement d’environ 3 L pour 100 kg de noix permet une production annuelle de 4000 t/an.
Créé en 2011, le Congrès international de l’arganier est organisé par l’ANDZOA en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, le Haut-commissariat aux eaux et forêts et l’INRA.