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Selon les organisateurs, cette manifestation qui vient à point nommé, connaitra la participation d'experts, d'académiciens, de chercheurs et de décideurs institutionnels et pédagogiques et entend soutenir et développer le système d'éducation et de formation et enrichir les programmes scolaires des différentes matières de base.
Les participants traiteront de deux volets très importants, à savoir "La réalité du système d'éducation et de formation au Maroc et les perspectives de la réforme souhaitée" et "Les programmes religieux au Maroc: suivi et évaluation", pour une réflexion collective autour de la mise en place de mécanismes de révision des programmes scolaires religieux, en vue d’éclairer l'opinion publique sur le bien-fondé de la religion musulmane.
Cette conférence se penchera également sur l'étude et l'analyse de la méthodologie de présentation des programmes scolaires et religieux au profit des jeunes générations dans les écoles, les universités et les centres de recherche, en vue de soutenir les lectures visant à renouveler et développer les valeurs de l'islam à la lumière des évolutions de la société.
Il y a lieu de rappeler que le Souverain a donné en février dernier des instructions aux ministres de l'Education nationale et des Habous et Affaires islamiques, pour qu'ils accordent, ainsi, une grande importance à l'éducation, « aux valeurs de l'islam tolérant, dans le cadre du rite sunnite malékite, qui prône le juste milieu, la modération, la tolérance et la cohabitation avec les différentes cultures et civilisations humaines ».
Cette décision a été prise quelques jours après l'organisation, fin janvier à Marrakech, du Congrès sur les droits des minorités religieuses dans les pays musulmans. Un événement qui rassemblait plusieurs centaines de dignitaires et savants musulmans originaires des quatre coins du monde, et qui a débouché sur la publication de la "Déclaration de Marrakech ».
Ce texte exhorte, entre autres, les institutions et autorités éducatives musulmanes à effectuer "un examen courageux des programmes d'enseignement afin d’en retirer de manière honnête et efficace tout concept incitant à l'extrémisme, conduisant à la guerre et au chaos, et entraînant la destruction de nos sociétés partagées". Autrement dit, retirer des manuels d'enseignement toute incitation à la discrimination envers les autres religions ou minorités religieuses et à la violence.
Pour faire face à ce discours haineux, Rachid Belmokhtar a déclaré en avril dernier à l’Agence espagnole EFE que "ce « nettoyage » a donné lieu à la modification, pour la prochaine année scolaire, de 390 manuels dans toutes les matières, y compris les mathématiques, et pour tous les niveaux de l'enseignement public (douze au total), qui présentaient dans la plupart des cas un contenu discriminatoire entre les genres ou envers des groupes tels que les handicapés ou le monde rural".
Cela était attendu avec la multiplication des appels en ce sens de la part de diverses parties, notamment de la société civile, surtout après l’effroyable recrudescence de par le monde et dans les pays du Sahel des attentats terroristes qui ont fait plusieurs victimes, qui pointent du doigt les mauvaises orientations au niveau de la discipline religieuse enseignée dans les écoles.
Il est sans rappeler que depuis l’indépendance, le système éducatif marocain a connu plusieurs réformes qui, malheureusement, ont toutes échoué faute de visibilité et de volonté politique.