
Découvert en 1965, le premier rayonnement de l’univers, appelé rayonnement fossile, «témoigne de l'état de l'univers lors de sa prime jeunesse et recèle les traces des grandes structures qui se développeront par la suite», indique le CNRS dans un communiqué. L’organisme détaille les autres bénéfices des découvertes de Planck: la confirmation de la «platitude» de l’univers, la mise en évidence d'un effet prévu par les modèles d'«inflation» - un événement apparu dans les secondes suivant le Big Bang -, une révision à la baisse du rythme de l'expansion de l'univers et une nouvelle évaluation de sa composition (69,4 % d'énergie noire, 25,8 % de matière noire et 4,8% de matière ordinaire).
D’après le CNRS, la première carte de l’univers va permettre d’en savoir plus sur ce qu’il s’est passé depuis l’apparition du rayonnement fossile, mais surtout sur la période le précédant sur laquelle les scientifiques disposent de peu d’informations. Pour établir ce planisphère de l’univers, Planck a mesuré «les variations d’intensité lumineuse de l’univers primordial», soit des taches plus ou moins brillantes qui sont «l'empreinte des germes des grandes structures actuelles du cosmos et désignent les endroits où la matière s'est par la suite assemblée, puis effondrée sur elle-même, avant de donner naissance aux étoiles, galaxies et amas de galaxies.»