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Dans ce domaine, l’engagement du Maroc, où la forêt couvre plus de 9 millions d’hectares soit 12,7% du territoire national, ne s’est pas démenti. Le Royaume, qui a pris tôt conscience de l'urgence de lutter contre la déforestation, a mené de vastes opérations de reboisement sur tout le territoire dans le cadre du Plan directeur de reboisement lancé en 1994, rapporte la MAP.
C’est à la faveur de ce plan que la superficie forestière a augmenté de 2% entre 2000 et 2010, soit une extension de 116.000 hectares, comme l’a fait savoir le Haut-commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim El Hafi, en mars 2015.
Les réalisations du Royaume dans ce domaine ont été mises en exergue par la FAO dans son "Étude prospective du secteur forestier en Afrique". Ce document note que "la forêt marocaine, caractérisée par une diversité exceptionnelle, remplit une fonction économique et sociale importante". Les écosystèmes forestiers couvrent 30% des besoins en bois d’œuvre et d’industrie, contribuent à 30% au bilan énergétique et 17% aux besoins alimentaires du cheptel national et permettent la création de 100 millions de journées de travail par an, selon l'étude.
Continuant sur cette lancée, le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre désertification a élaboré un Plan décennal 2015-2024 dédié à la préservation du patrimoine forestier national.
Ce plan, qui fait suite à celui de 2005-2014, comprend une série de projets pour la restauration des écosystèmes forestiers d'Ifrane, Azrou, El Hajeb, Khénifra et Midelt.
Doté de 461 millions de DH, le nouveau plan vise, en premier lieu, la lutte contre l’érosion hydrique et la dégradation des terres au niveau des bassins versants à travers la création de 2 millions de m3 de seuils de sédimentation et le reboisement de 190.000 hectares. Dans le cadre de la lutte contre la désertification, il prévoit la fixation de 8.000 hectares de dunes littorales et continentales, ce qui permettra la protection de 240.000 hectares directement menacés par l’ensablement.
Il sera procédé, par ailleurs, à "l’intensification des opérations de reboisement et l’élaboration de modèles intégrés de gestion des territoires via des actions de reboisement sur 600.000 ha, des actions sylvicoles sur 300.000 hectares et des études d’aménagement participatif sur 4,5 millions d’hectares", précise le Haut-commissariat sur son site Internet.
Il s'agira également, selon la même source, de la création de ceintures vertes sur 100.000 hectares et la distribution de 60 millions de plants forestiers et la valorisation des produits forestiers et des filières de production, le développement de l’investissement dans le secteur ainsi que le renforcement de l’économie sociale et solidaire.