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«En observant les dossiers soumis au comité de crédit de notre établissement, j’ai pu constater que malheureusement on assistait à un certain ralentissement de l’intérêt à ce secteur alors que cette filière se positionne parmi les priorités principales du Plan Maroc Vert (PMV)», a affirmé, jeudi à Skhirat, le directeur général du Crédit agricole Maroc (CAM), Tariq Sijilmassi en expliquant les raisons de la tenue de ce forum.
Afin de résoudre cette problématique qui menace un secteur jugé prioritaire pour le Maroc, M. Sijilmassi a essayé de rassurer les acteurs de cette filière qui ont commencé, selon lui, se demande s’il s’agit d’un investissement toujours aussi porteurs, en affirmant que l’oléiculture est «une filière d’avenir qui revêt un caractère stratégique évident et que le PMV lui accorde une place cruciale. C’est pourquoi, «l’oléiculture doit être prise presque comme un projet de société » a-t-il dit en ajoutant que « c’est un mode de vie pour les Marocains et qu’elle fait partie de leur quotidien».
En mettant en exergue son caractère stratégique, le directeur général du Crédit agricole a expliqué qu’elle a besoin «d’intégration, de mécanisation, d’investissement et de prise en charge à l’échelle nationale de la problématique de commercialisation des produits oléicoles».
Rappelant qu’il s’agit d’un «produit noble qui permet de passer par plusieurs étapes depuis la production par la trituration jusqu’aux étapes à très forte valeur ajoutée», il a mis en valeur ce secteur en montrant que «c’est une filière complète ». «Elle part de la plantation jusqu’à l’exploitation, elle est industrialisante, et créatrice de main-d’œuvre dans le monde rural mais également dans les industries agroalimentaires qu’elle induit et elle permet de les développer» a-t-il mis en avant.
Le président du Directoire du CAM a insisté sur le fait qu’«à l’instar des agrumes, la promotion de la commercialisation devrait permettre au «label Maroc» de l’huile d’olive d’être reconnu à l’échelle internationale et concurrencer celui des pays de la méditerranée.
Pour sa part, Ahmed Ouayache, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader) a mis l’accent sur l’arrivée de nouveaux concurrents pour le Maroc sur le marché international. «Cette culture qui était réservée au pourtour méditerranéen connaît une extension avec l’arrivée de la Chine et des pays de l’Amérique latine», a-t-il dit. Il a aussi expliqué que la cadence actuelle de l’investissement et la commercialisation continuent de constituer un frein pour cette culture, en insistant sur la nécessité de mettre en place une politique de transformation et de valorisation de la production du secteur oléicole.
Dans une analyse diagnostic SWOT, le président de la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olivier, Hicham Chraibi, a mis en exergue les forces et les faiblesses de la filière oléicole nationale ainsi que les opportunités et les menaces que présente son environnement international.
Il a, par ailleurs, expliqué que l’huile d’olive marocaine, qui n’était pas reconnue par le passé, l’est aujourd’hui par l’ensemble des opérateurs internationaux. C’est l’heure donc de la promotion pour notre huile d’olive.