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Ce genre de situation est avant tout déclenché par un élément perturbateur: un échec professionnel, la maladie ou la mort d’un proche. Alexandra Freund, qui fait partie d’une équipe de chercheurs à l’Université de Zurich, explique à Live Science:
«Il n’y a pas d’âge particulier qui prédisposerait à une telle crise. Il peut arriver qu’à certains moments, les individus cristallisent et considèrent des événements comme particulièrement problématiques. Un état d’esprit qui peut aller jusqu’à provoquer des perturbations très profondes dans leur vie. Les gens font l’expérience de ce genre de choses mais les crises ne sont en aucun cas liées à l’âge.»
La crise de la quarantaine a été conçue par la psychologie et l’imaginaire collectif, comme une réaction parallèle à une prise de conscience. Quand l’adulte se rend compte que ses valeurs de jeunesse ont été abandonnées au profit d’aspirations plus réalistes, la révélation de ce compromis —le confort plutôt que les buts de l’adolescence— serait mal vécue.
Mais des chercheurs ont établi que la personnalité restait relativement stable après le passage à l’âge adulte. Alors que dans certaines cultures, le concept de «l’âge mûr» n’existe pas, le mythe serait un pur produit de la culture occidentale. Les éléments qui tendent à accompagner ces «crises» —une nouvelle libido ou une récente passion pour les voitures de sport— ne sont en fait que des images renvoyées par des médias, Hollywood ou la publicité.
Les origines de cette notion de «crise de la moitié de vie» datent de 1965 et sont le fait d’un psychologue du nom d’Elliott Jacques, rapportait le New York Times au moment de son décès en 2003. Il l’avait proposé après plusieurs études cliniques sur des patients souffrant de symptômes de la dépression, notamment provoqués par la peur de vieillir. Mais Freund et Lachman dénoncent l’utilisation du terme en arguant que l’étude de l’époque, menée aussi sur des artistes, n’était pas crédible. Les arguments qui suggèrent que la crise est la conséquence d’une réflexion autour de la mort sont réfutés: Freund explique qu’on pense plus à la mort à l’adolescence et lors de la vieillesse que vers le milieu de notre vie.