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Dans un communiqué de presse, l'OMDH a souligné que « les appartements de certains réfugiés yéménites à Nador avaient été perquisitionnés, et qu'une vingtaine d'entre eux avaient été reconduits à la frontière maroco-algérienne les 8 et 11 mars 2022, dont des titulaires de cartes de réfugié délivrées par le Bureau des réfugiés et apatrides du ministère des Affaires étrangères (BRA) et d’autres qui sont enregistrés auprès du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Certains d'entre eux, environ 10 personnes, ont choisi de retourner au Maroc ».
La même source a indiqué qu’ «après avoir collecté et évalué les données et témoignages relatifs à ce sujet, cette reconduite à la frontière est un manquement aux obligations du Royaume, en tant que signataire de la Convention du réfugié de 1951, et une violation à la loi 02.03, en particulier son article 26 qui protège de toute décision d’expulsion, les demandeurs d'asile, les réfugiés, les mineurs et les femmes enceintes ».
Et de préciser que l'OMDH a demandé « aux autorités compétentes du ministère de l'Intérieur, du ministère de la Justice, et du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine, et des Marocains résidant à l'étranger, à la Délégation interministérielle des droits de l’Homme, et au Conseil national des droits de l’Homme, de fournir des éclaircissements à cet égard, car cette violation est un acte grave qui porte atteinte aux bonnes pratiques que le Maroc a accumulées en matière de gestion du dossier de migration et d’asile, et incompatible avec les obligations et engagements du Royaume, et les lois en vigueur ».
Mourat Tabet