
Si la peinture et les meubles sont restés intacts et à leur place dans le petit pavillon de Ressons-l'Abbaye dans l'Oise, les factures de la famille Brouteland ont pris elles, un nouveau visage. Et oui, Valérie Damidot a beau maroufler tant qu'elle veut, la loi est la loi. Et lorsque l'on transforme un garage en zone habitable, ajoutant de cette façon 80 mètres carrés supplémentaires, il n'y a pas que la surface d'habitation qui augmente, la taxe locale aussi. Les Brouteland ont certes gagné en confort, mais ont aussi dû s'acquitter de 2.500 euros. Et même si la somme était "à payer sur deux ans, en deux fois", cela n'en reste pas moins une sacrée dépense pour ce foyer aux revenus très modestes.
De plus, la famille dont le père est agent de sécurité et la mère fait des heures dans la restauration uniquement le week-end pour s'occuper de ses neuf enfants, était jusque là dispensée d'impôts locaux. Mais maintenant que leur habitation, autrefois grange à la limite de l'insalubrité, a été rénovée, le ménage est redevable de 375 euros d'impôts fonciers. A ces extras imprévus s'ajoute l'assurance de la maison qui a elle aussi augmenté. Résultat, ce sont cinq euros de plus à débourser chaque mois, sans parler de la facture d'électricité, elle aussi gonflée. Heureusement, "la compagnie a fait un geste considérant que l’émission nous avait offert les travaux", explique Béatrice.
Si la famille jouit à présent d'un luxe indéniable avec ses 310 mètres carrés habitables, ses terrasses, ses quatre salles de bain, sa dépendance et son jacuzzi, pannes et impairs sont venus perturber leur félicité. La machine à laver installée par l'émission a rapidement capitulé et le jacuzzi s'est détraqué au bout de six mois. Une pièce cassée, irréparable. La mère de famille a beau affirmer que "rien n'a changé" et qu'elle ne "veut pas vendre", la réalité semble ne pas être aussi rose que les murs de sa nouvelle cuisine...