
Alors qu’il est en arrêt maladie après un accident de travail, un gérant de magasin de 29 ans a une épiphanie. Il en a marre de n’apprécier que les week-ends et les jours fériés et veut prendre du plaisir à chaque heure de chaque journée en exerçant un métier qui l’épanouit. Seulement voilà, après avoir travaillé depuis ses 17 ans dans des magasins, il n’a aucune idée de ses talents ni de ce qui le fait vraiment vibrer. Lui vient alors l’idée originale de se mettre en quête du métier de ses rêves en expérimentant toutes les professions possibles et imaginables en un minimum de temps.
“Comme je n’étais pas sûr de ce que je voulais faire, j’ai pensé que je pourrais essayer plein de choses différentes” a-t-il expliqué au MailOnline. Le jeune homme s’embarque alors dans l’aventure One Week Job Project. Ce projet lancé en 2007 par un étudiant américain a pour but de proposer aux personnes perplexes quant à leur avenir professionnel, un unique moyen de découvrir leur vocation. En un an, soit 52 semaines, les curieux qui se lancent dans l’aventure doivent effectuer 52 emplois différents à travers leur pays ou le monde. Chaque salaire reçu est ensuite reversé à une œuvre de charité de leur choix.
Originaire de Cornouailles, au Royaume-Uni, Matt Frost a commencé son périple il y a maintenant 11 semaines. L’aventure l’a mené du Sud de l’Angleterre, à Londres, en passant par l’Irlande du Nord et l’Ecosse. Là, il a effectué les jobs les plus originaux et différents qui soient. Photographe, journaliste au Sunday Times, leveur de fonds dans une association caritative, les métiers qu’il avoue avoir préféré jusqu’ici sont toutefois les activités d’extérieures et physiques comme forgeron ou éleveur bovin.
L’argent récolté (qui s’élève aujourd’hui à 2.500 livres, soit 2.890 euros) est destiné à l’association The Prince’s Trust, qui vient en aide aux jeunes gens désavantagés. Matt ne touche donc pas un rond et doit vivre de ses économies durant cette année. “J’essaie de réduire mes dépenses personnelles autant que possible, je fais donc du covoiturage et squatte les canapés lorsque je travaille loin de chez moi”, explique-t-il. De plus, bien qu’il soit très excitant de porter tant de casquettes et de partir à la rencontre de tant de personnes, le jeune homme confie quelques appréhensions : “C’est difficile de se pointer tous les lundis matins dans un nouvel endroit, d’être toujours le petit nouveau et de devoir lier avec les gens”.
Mais malgré les tâches difficiles qu’il effectue parfois, son budget serré et cette instabilité, le jeune homme est fier de son projet et souhaite le mener jusqu’au bout. Même s’il trouve le métier de ses rêves avant l’échéance, il continuera à enchaîner les emplois cinq jours sur sept jusqu’à la fin de l’année.