L’objet céleste, qu’ils avaient baptisé 2018 CN41, était en réalité une Tesla Roadster. La voiture avait été envoyée en orbite en 2018 par Elon Musk à bord d’une fusée Falcon Heavy avec son mannequin « Starman » au volant pour un vol d’essai, relate le site Astronomy.
L’histoire débute avec un astronome amateur, qui a préféré rester anonyme. Celui-ci avait identifié un objet en analysant des observations de divers télescopes. Enthousiasmé par cette potentielle découverte, il l’a soumise au Minor Planet Center du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics de Cambridge, reconnu pour répertorier les astéroïdes.
Au départ, tous pensaient avoir découvert un objet célestre. Celui-ci s’approchait à moins de 240.000 kilomètres de notre planète. Par conséquent, « il avait le potentiel d’entrer en collision avec la Terre, un jour ». Mais moins de 17 heures après, les scientifiques se sont rendu compte que l’orbite de l’objet correspondait à l’étage supérieur de la fusée Falcon Heavy, avec la Tesla à son bord.
Ce n’est pas la première confusion de ce genre : la sonde WMAP ou le vaisseau spatial Rosetta ont également été pris pour des astéroïdes par le passé. Ces incidents illustrent un problème : le manque de transparence sur les trajectoires des objets artificiels dans l’espace lointain. Contrairement à l’orbite terrestre basse, où les satellites sont rigoureusement suivis, l’espace «profond» reste peu réglementé.
Des experts, interrogés par nos confrères, ont même appelé à une gestion centralisée des données sur les objets artificiels. «Je suis encore un peu déçu que ce ne soit pas un [astéroïde géocroiseur], mais c’était une expérience pour le moins intéressante», a de son côté relativisé l’astronome amateur.