-
Une délégation de sénateurs français salue l'élan de développement à Dakhla
-
Les communes de Lagouira et Bignona décident de renforcer leurs capacités institutionnelles et techniques
-
Inondations en Espagne. Fernando Grande-Marlask : Le soutien du Maroc illustre la profondeur des relations entre les deux pays
-
Nécessité d’une révision globale du secteur des médias, distribution équitable des investissements dans les régions, situation critique des ressortissants marocains au Mozambique, entre autres problématiques abordées par les deux Groupes d’opposition
-
Document coûteux, validité limitée et portée internationale modeste: Cher, trop cher passeport
A l’USFP, parti au pouvoir, l’on s’interroge même sur la réalité de l’actuelle majorité. « Tout porte à croire que les dernières épreuves ont non seulement affaibli mais éclaté la majorité. Ceci soulève le problème du chef de la majorité qui doit savoir faire face à des imprévus, à des situations nouvelles mais aller au-delà. Aujourd’hui, on s’interroge sur l’existence du chef de la majorité. L’élection du secrétaire général du PAM au perchoir de la Chambre des conseillers en est la meilleure illustration. Nous avons là une situation inédite, donnant à voir un nouveau parti, à l’opposition, classé premier dans les deux chambres du parlement. Ceci est bien une incohérence qui appelle à un nouveau mode de gestion », explique un membre dirigeant du parti de la Rose.
A un nouveau mode de gestion, ceux et celles du PPS opposent un contrat politique nouveau et s’inquiètent du devenir du fameux compromis historique entre la monarchie et les partis de la Koutla. « Sommes-nous en train de vivre la fin de ce compromis historique qui a rendu possible l’alternance ? C’est une question à laquelle il va falloir répondre d’autant que le Parti Authenticité et Modernité affirme représenter et défendre le projet du Roi. Si aujourd’hui le PAM constitue l’option politique de la monarchie, il faudra alors le clarifier », soutient avec force le leader du PPS, Ismaïl Alaoui qui croit deviner des frémissements d’alliance entre le PAM et les forces progressistes. « Un bloc des démocrates est tout à fait possible… en théorie », soupire le patron des anciens communistes qui balaie d’un revers de la main tout remaniement gouvernemental à moins, affirme-t-il, qu’une motion de censure réussisse à faire tomber le gouvernement de Abbas El Fassi.
Entre remaniement et élections
anticipées
Le compromis historique a-t-il fait son temps ? Du côté du PAM, on préfère parler des débuts d’une clarification du champ politique et de la mise à niveau des partis. « Faire de la politique autrement est en train de prendre corps. Il y a une nouvelle culture politique qui s’installe, elle n’est plus basée sur les compromis, l’hypocrisie politique et l’attentisme. Quant au renouvellement des élites politiques, nous sommes à une phase intermédiaire. Et à cela, il convient d’ajouter que les pouvoirs publics laissent le champ politique vivre de lui-même, par lui-même et pour lui-même », déclare Mohamed Benhamou, membre du bureau national du Parti Authenticité et Modernité, persuadé plus que jamais « qu’aujourd’hui, il faut aller sur le terrain, convaincre le citoyen, avoir un programme et conduire une politique de proximité. Face aux défis internes et internationaux, nous avons besoin d’un nouveau profil d’homme politique, à la fois manager et homme de dossier capable d’épouser cette ère nouvelle ».
Il reste que les dirigeants du PAM assurent, main sur le cœur, que leur objectif premier n’est ni de faire tomber l’Exécutif ni de la fragiliser. Les PAMistes sont tout à la consolidation de l’avenir pour transformer l’essai en 2012. Mais une telle situation donnant à voir une politique gouvernementale qui ne serait pas assise sur une majorité solide ne serait pas crédible. « Il reste trois ans à l’échéance de 2012. Une telle situation serait néfaste pour la jeune démocratie marocaine. Dans cette perspective deux scénarii sont possibles. Un remaniement en profondeur qui prendrait en compte la nouvelle réalité politique ou alors l’organisation d’élections anticipées », conclut ce cacique de l’USFP.