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Lors de cet échange, les intervenants ont souligné que certains pays de la rive Sud de la Méditerranée, notamment dans le Maghreb, ont mené depuis les années 70 un combat pour améliorer leur situation et atteindre l’égalité entre les genres.
Dans ce sens, ils ont lancé un appel aux pays du Sud de la Méditerranée les exhortant à déployer davantage d’efforts pour garantir l’égalité entre les deux sexes et améliorer la situation des femmes, estimant que la condition de la femme a connu une régression significative dans le sillage des changements profonds qu’a connus la région.
Ils ont insisté, dans ce sens, sur le rôle des intellectuels méditerranéens dans la mise en place de projets et d’initiatives à même de contribuer à la promotion des droits de la femme, soulignant que l’amélioration de la situation de la femme est susceptible de promouvoir les droits de l’Homme et le développement social dans cette région.
L’écrivaine et penseuse égyptienne Nawal Assaadawi a indiqué, dans le même sens, que les cultures traditionnelles des pays de la Méditerranée ont imposé, tout au long de l’histoire, une vision déformée du féminisme en tant que mouvement cherchant pourtant à promouvoir la situation de la femme.
Dans les cultures classiques de la Méditerranée, en particulier grecque et pharaonique, la femme occupait une place de choix dans la hiérarchie sociale, a relevé l’écrivaine égyptienne, soulignant que les femmes méditerranéennes doivent s’impliquer, abstraction faite de leurs religions, cultures ou langues, dans la même bataille pour garantir l’égalité entre l’homme et la femme et débattre des tabous imposés par la société.
Par ailleurs, dans une déclaration finale publiée au terme de cette rencontre, les participants à cette rencontre ont appelé à la mise en œuvre des accords internationaux en matière de migration.
Ils ont également exhorté les pays de la région à respecter et à accomplir leurs engagements internationaux en matière de migration et de concession d’asile, notamment la Convention de Genève et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Les participants ont aussi appelé à la promotion des valeurs et des principes humains que partagent les peuples de la région, en particulier la liberté, la justice, la démocratie, la tolérance, le pluralisme et la diversité culturelle.
Initiée en collaboration avec le ministère chargé des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires de la migration, cette rencontre s'inscrit dans le cadre du programme "Alqantara : ponts pour le dialogue et la coexistence", mis en œuvre par ce département et la fondation durant l'année en cours.
Il y a lieu de rappeler qu’une trentaine d’auteurs et d’intellectuels des pays de la Méditerranée ont pris part à cet événement dont les Marocains Tahar Ben Jelloun, Mahi Binebine et Abdellatif Laabi. Grâce à leur longue carrière, ils ont débattu lors de ce rendez-vous de plusieurs questions d’actualité qui ont aussi leur reflet dans l’univers littéraire, comme les migrations et les retours, l’origine de la violence et le terrorisme, la dette envers le patrimoine culturel gréco-latin, le parallélisme entre la transition démocratique espagnole et les dénommés Printemps arabes, les défis de femmes ou la crise économique.