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Les intervenantes lors d’un colloque national, organisé par le Mouvement pour la démocratie paritaire (MDParité) sous le thème "Législatives 2016 : quels mécanismes pour la mise en œuvre de la parité?", ont relevé plusieurs questions ayant trait aux stratégies nationales pour la mise en application des dispositions de la Constitution relatives à l’égalité et à la parité et à la disposition des instances politiques d’insérer ces principes dans leurs règlements intérieurs. Dans ce cadre, le MDParité a mis en avant, dans une note de présentation, la nécessité de parvenir à des instruments juridiques qui obligent les partis politiques à relever la représentativité des femmes au sein de leurs structures organisationnelles et renforcer leur participation lors des prochaines échéances électorales, tout en veillant à adopter le principe d’égalité des chances pour ce qui est des postes de responsabilité.
La même source a estimé que ces formations doivent respecter le principe de parité et instaurer un quota complémentaire pour renforcer la représentativité des femmes de manière équilibrée, équitable et paritaire.
Le débat public concernant la participation politique des femmes se renouvelle à chaque échéance électorale, relève le MDParité, qui s’interroge sur les véritables raisons qui entravent l’instauration d’un arsenal juridique susceptible de réaliser les aspirations des femmes et de mettre en application les dispositions de la Constitution et des conventions internationales ayant trait à la participation politique des femmes.
S’agissant du projet de création de l'Autorité pour la parité et la lutte contre toutes les formes de discrimination, la coordinatrice nationale du mouvement, Khadija Rabbah, a estimé que cette instance pourrait contribuer à institutionnaliser la parité de manière à permettre aux hommes et aux femmes d’accéder aux postes de responsabilité sur le même pied d’égalité.
Et d’ajouter que ce challenge doit prendre en considération nombre de propositions, dont l’adaptation des législations nationales aux conventions internationales qui soulignent le besoin de créer des institutions nationales en charge de la lutte contre toutes les formes de discrimination fondée sur le genre.
Mme Rabbah a noté que ces institutions doivent garder leur indépendance, avoir de larges prérogatives et contribuer à l’ancrage de la culture d’égalité. De son côté, Mme Touria El Omari, du secrétariat du MDParité, a estimé que le débat public au sujet de la participation politique des femmes doit être consolidé à travers une réelle volonté de trouver des alternatives politiques susceptibles de consolider l’accès des femmes aux postes de décision et d’augmenter leur participation aux échéances électorales. Elle a également appelé à la conjugaison des efforts de l’ensemble des parties concernées, dont le Parlement, le gouvernement et les partis politiques, afin de mettre en application l’article 19 de la Constitution et d’élaborer un plan clair avec pour objectif de relever la représentativité des femmes au Parlement de 17% actuellement à 30 %.
Cette rencontre a été marquée par la participation de députées, de représentantes de plusieurs associations féminines et de conseillères locales.