
Force est de reconnaître que des citoyennes et des citoyens, à travers quelques rares ONG, et qui ont le mérite de valoir plus par leur abnégation et par leur efficacité que par leur nombre, continuent de faire bon coeur contre mauvaise fortune pour venir en aide à ceux et à celles atteints de cette maladie majoritairement considérée comme tabou, dans le meilleur des cas, toutefois, quand il ne s'agit pas tout bonnement, tout stupidement, d'une malédiction, une espèce de punition céleste!
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la bêtise n'émane pas que des seuls analphabètes, mais elle est plutôt le produit d'une triste cogitation signée d'éminences supposées du savoir, sans parler de ces muftis puant le pétrole ou de leurs apprentis suiveurs de chez nous. Même un penseur, on va dire, islamiste de son état, s'est hasardé à dire que le SIDA est un châtiment divin. Pour son malheur, ledit Ramadane, l'a dit en Suisse. La réaction ne s'est pas fait attendre, la bêtise ne pouvant être helvétique.
Il n'y a pas plus méchant que de chercher à faire de Dieu un méchant. Le Tout-Puissant ne peut en aucun cas punir un nouveau-né en lui flanquant le vilain virus alors qu'il était fœtus et qu'il ne pouvait mériter quelque sanction que ce soit.
Passons plutôt aux choses sérieuses pour rappeler que l'action de lutte contre le sida doit aussi et surtout viser les mentalités. Expliquer et réexpliquer qu'il s'agit de malades comme tant d'autres. Leur faire comprendre toute l'importance que revêt la prévention et justement la place que doit y occuper le préservatif. Cette invention diabolique!
Eh oui, la capote est considérée aujourd'hui, sous le gouvernement Benkirane et Ramid, comme pièce à conviction. Une preuve qui se veut irréfutable de prostitution ou d'adultère.
Avec ces gens-là, lutter contre le sida est une vraie et non moins noble gageure.
Bon courage Hakima et tous les autres !