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Chercheurs académiques et experts ont adhéré à ce débat justifié par l'intérêt des droits de l'Homme dans la réforme universitaire qui a fait l'objet d'un constat objectif en vue de soulever ses failles et de proposer des alternatives scientifiques efficientes.
Les différents intervenants ont relevé plusieurs handicaps et facteurs qui limitent l'efficacité de l'enseignement des droits de l'Homme, à commencer par la non-compatibilité des contenus avec la méthodologie adoptée, et la disparité entre théorie et réalité. D'autre part, les intervenants ont noté l'expérience limitée des études scientifiques et spécialisées en la matière dans le cycle du Master faute d'attractivité par rapport à d'autres spécialités qui attirent plus d'étudiants.
Les participants ont été unanimes sur la difficulté d'accès à l'information au sein des établissements publics liés à la question des droits de l'Homme faute de coopération entre les universités d'une part, et lesdits établissements qui assimilent mal le rôle de la recherche scientifique dans la vulgarisation de la culture des droits de l'Homme.
Driss Legurini, chercheur spécialisé dans les relations internationales et les droits de l'Homme, estime que l'actuelle réforme universitaire a permis l'actualisation du système pédagogique marocain. A cet effet, poursuit-il, la matière des droits de l'Homme a introduit le cursus universitaire selon des objectifs pédagogiques et scientifiques clairement définis traitant le niveau conceptuel et juridique d'une part, et les réalisations du Maroc en matière des droits de l'Homme d'autre part.
Legrini a précisé que l'enseignement de la matière se fait selon une approche comparative qui n'exclut pas l'aspect historique et universel des droits de l'Homme, tout en se basant sur la stratégie nationale de l'éducation à la citoyenneté qui prépare l'étudiant à réagir positivement à son environnement social.
Tenant compte des différents problèmes et handicaps, les intervenants se sont accordés sur plusieurs recommandations qui privilégient la recherche scientifique, l'optimisation des programmes de formation, les partenariats avec les intervenants dans le domaine des droits de l'Homme, la communication et l'accès à l'information, ainsi que la protection et le renforcement des droits.
Pour ce qui est de la formation et de la recherche scientifique, les participants ont appelé à la modernisation des méthodologies adoptées dans l'enseignement de la matière , le renforcement des compétences professionnelles des professeurs par le biais de programmes de formation continue qui intègrent les TIC ,la création de groupes et laboratoires de recherches, la motivation des étudiants , la programmation de cours pratiques et dirigés en la matière, l'enseignement des langues utilisées par les organes spécialisés dans la publication des rapports sur les droits de l'Homme, l'ouverture des établissements universitaires sur les expériences nationales et internationales, l'intégration de l'approche des sciences sociales, l'élaboration d'indicateurs objectivement vérifiables pour mesurer les résultats de l'enseignement de la matière ainsi que la création d'un réseau national des professionnels et intéressés par les droits de l'Homme, entre autres.