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Il ne se passe presque pas un jour sans que l’agence officielle annonce une nouvelle vague de ralliements à la mère patrie. La dernière en date, - une dizaine de personnes arrivée dimanche à Laâyoune -, porte le nombre des transfuges à 111. L’hémorragie n’est certes pas un phénomène nouveau, elle est la conséquence naturelle du mal-vivre qui sévit dans les camps de Lahmada-Tindouf. Mais ce qui n’est pas ordinaire, est que, à l’annonce de chaque nouvel arrivage, on découvre parmi les ralliés nombre de militaires du Polisario. Nous ne sommes plus face à des civils retenus contre leur gré dans les camps oppressifs et qui guettent la moindre occasion pour rejoindre leurs proches à Laâyoune, mais devant une réelle vague de défections dans les rangs militaires du Polisario. Un rapport officieux, dont «Libé» vient d’obtenir copie, révèle que les déserteurs arrivent à Laâyoune en provenance de trois zones militaires du Polisario frontalières avec le mur de séparation établi dans les années quatre-vingts par les Forces armées Royales (FAR) pour repousser d’éventuelles attaques des milices séparatistes armées. Trois zones militaires sont citées dans le rapport : la troisième zone militaire située à l’est du poste frontalier « Al Farssia », placée sous la direction de Brahim Ahmed Mahmoud (frère de Mohamed Cheïkh Biadillah) ; la quatrième zone militaire près de Tifariti, localité marocaine évacuée en 1991 par les FAR après la signature de l’accord de cessez-le-feu ; et la cinquième zone militaire située dans la région dite «Addoukj», elle est aux commandes de Ham Salama (Rguibat).
Selon le même rapport, les militaires à la solde du Polisario seraient des lauréats de l’académie militaire algérienne «Cherchal». Pur produit donc de la gent militaire algérienne, formés aux techniques de la guérilla, et présupposés à assurer le contrôle sur une frontière algérienne poreuse, ils se sont convertis dans leur majorité à toutes sortes de trafics pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. Agés dans leur majorité entre 20 et 30 ans, ils sont nombreux aujourd’hui à réaliser l’impossibilité de construire leur vie dans les camps. «Leur retour s’explique par l’incertitude de leur avenir dans les camps, l’incapacité du front Polisario à concrétiser les promesses qu’il a fait miroiter à la population séquestrée, le tout aiguillonné par la détérioration de leur situation matérielle et sociale», relève le rapport. En revanche, ces militaires déjà excédés par la situation «ni guerre ni paix» et la passivité algérienne à pousser vers un règlement définitif du conflit, «trouvent que le moment est opportun de bénéficier des prérogatives qu’offre le Royaume à ses enfants repentis, allant du droit à un toit à celui d’un emploi», note également le rapport. L’offre marocaine d’autonomie a réussi à décider les plus récalcitrants d’entre eux, d’autant plus qu’elle offre aux habitants des provinces sahariennes de larges prérogatives d’autogestion à l’instar des pays connus pour leur grande tradition démocratique comme la France, l’Espagne, ou plus encore l’Allemagne.
Devant cette situation, une question s’impose : Pourquoi le Polisario n’a pas réagi à cette vague de ralliements de civils, à plus forte raison celle de ses militaires qui abandonnent leurs postes pour venir grossir les rangs des ralliés ? Pourquoi l’Algérie est également restée passive face à ces ralliements successifs ? Le silence de la partie adverse ne serait-il pas dicté par le niveau élevé de colère prévalant chez la population séquestrée, qui se rend compte aujourd’hui des limites d’une fausse cause et de la corruption avancée d’un système qui ne représente finalement que lui-même. Le détournement de l’aide humanitaire par les responsables du Polisario, avec la complicité criminelle des services algériens, a montré à la population séquestrée le visage odieux de la plus grosse affabulation de la fin du XXème et du début du XXIème siècles.
La vague de désertions dans les rangs militaires du Polisario est un indicateur révélateur du début de la fin de l’escroquerie séparatiste.