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“Felipao” (grand Felipe) n’était resté qu’un an à la tête de la Seleçao (juillet 2001-août 2002): suffisant pour entrer dans l’histoire avec le titre suprême au Mondial-2002 au bout de sept victoires.
Ses débuts hésitants, marqués par une élimination en quart de finale de la Copa America 2001 par le modeste Honduras (2-0) et une qualification pour le Mondial acquise in extremis, sont oubliés.
Scolari, qui avait déjà connu des succès en club, notamment deux titres dans la compétition reine d’Amérique du Sud, la Copa Libertadores (1995 et 1999), parfait son profil d’entraîneur triomphal grâce à une rigueur aussi bien tactique que disciplinaire. D‘où des surnoms comme “Sargentao” (sergent-chef) ou “le Dictateur”. “Parfois, quand on me demande mon opinion, je n’y vais pas par quatre chemins, je dis vraiment ce que je pense, se défend-il sur Fifa.com. Ma réponse ne va pas toujours dans le sens de ce que les gens voudraient entendre”.
“Une équipe brésilienne qui joue avec une organisation européenne, avec une réflexion tactique, c’est quelque chose de magnifique, l’une des plus belles choses au monde, avance-t-il aussi sur le plan du jeu. Mais il est difficile de faire comprendre ça aux joueurs”.
Le sosie de l’acteur américain Gene Hackman a aussi montré sa poigne quand il a résisté à l’opinion publique qui souhaitait ardemment le retour en sélection du monstre sacré Romario. Lequel, aujourd’hui député, a d’ailleurs salué sa nomination à la place de Mano Menezes.
Première polémique
Luiz Felipe Scolari, qui vient d’être rappelé à la tête de la Seleçao, a provoqué une polémique en déclarant jeudi que ses joueurs devaient s’habituer à la pression ou dans le cas contraire aller “travailler pour la Banque du Brésil”.
“Nos joueurs savent que ce sera l’un des titres les plus importants jamais conquis par le Brésil. Ils doivent travailler dans ce sens. Si vous (les joueurs) ne supportez pas la pression, vous pouvez aller travailler à la Banque du Brésil. Vous vous retrouverez dans un bureau et vous ne ferez rien”, a déclaré le technicien en conférence de presse.
“Banco do Brasil”, institution financière publique, n’a pas du tout apprécié les déclarations de l’homme qui avait conduit Ronaldo et les siens au titre de champion du monde en 2002.
“Banco do Brasil regrette le commentaire malheureux de l’entraîneur Luis Felipe Scolari et affirme qu’elle possède 116.000 employés qui, chaque jour, portent le maillot de la Banque, avec les couleurs du Brésil, et travaillent avec dévouement et engagement“, a déclaré la banque dans un communiqué.