Seule ombre au tableau cependant, l’alternative choisie pour remplacer ces fameux sachets dont nos concitoyens sont si friands.
Actuellement, le débat porte sur le choix entre le dégradable et le biodégradable. Les sacs en plastique dégradables sont ceux qui ont subi une transformation moléculaire dans leur structure d’origine qui leur permet de se dégrader dans l’environnement au bout d’un temps variable, tandis que les sachets biodégradables sont ceux dont la dégradation résulte d’un processus naturel au contact de micro-organismes présents dans l’environnement.
Seulement voilà, quelle que soit la voie choisie entre le dégradable et le biodégradable, les deux ont un coût. En effet, la solution de remplacement des sachets en plastique traditionnels par des sacs dégradables semble être efficace provisoirement seulement. D’abord, parce que nul ne peut dire exactement au bout de combien de temps leur dégradation sera réellement effective, ensuite parce que cela ne résout pas le problème de l’abandon des plastiques dans la nature. Ainsi, il est fort à parier que dégradable ou pas, le nouveau sac se retrouvera très vite dans les champs ainsi que le long de nos routes. Seule solution dès lors, l’incinération, qui outre son coût prohibitif dû à l’importation d’énergies, a aussi l’inconvénient d’être un procédé très polluant. L’autre solution envisagée est celle du biodégradable, qui a pour mérite d’être réellement « écolo » mais qui reste très coûteuse, car le Royaume ne possède pas suffisamment d’unités de production pour satisfaire les besoins de tous.
Faire disparaître les sacs en plastique de nos vies semble moins simple que ce qu’il n’y paraît et les alternatives soulèvent encore de nombreux problèmes.
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