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«Le choix de ce thème central par l’ONIGT part d’un a priori puisant son essence dans des impératifs tant historiques que socioéconomiques. En effet, la question foncière revêt une importance capitale pour l’organisation de toutes les communautés humaines. Indépendamment de leurs statuts sociaux, les citoyens sont mus par un réflexe objectif : l’appropriation. Dans le cas de la propriété foncière, il est essentiel de comprendre que la relation au sol fonde l’identification de l’individu à la collectivité. Autant cette relation est organisée selon et dans le cadre d’un régime juridique stable et préventif, autant les droits et les obligations bénéficient de la sécurité liée à la prépondérance de la règle de droit », a souligné un document officiel distribué aux congressistes et aux journalistes lors d’un point de presse organisé par l’ONIGT vendredi dernier à Skhirat.
Le président du Conseil national de l’Ordre, Mohamed Chrourou a assuré, durant cette conférence de presse, qu’il y a plusieurs statuts de foncier au Maroc dont le domaine public de l’Etat, le domaine privé de l’Etat, le domaine forestier, la propriété privée ou terrains privés, les terres collectives, les terrains guichs, et les terrains habous, affirmant que l’Etat a intérêt à délimiter le foncier qui soit mobilisable pour réaliser ses projets de développement.
Il a insisté sur la nécessité de disposer des informations fiables du foncier et d’une base de données dans ce domaine permettant de se projeter dans l’avenir.
Dans ce cadre, plusieurs thématiques ont été discutées par les congressistes marocains et étrangers. Il s’agit tout d’abord de «Politiques foncières nationales : situation et perspectives». Il a pour but de «faire le bilan des politiques foncières des pays invités au congrès - à travers une lecture comparative des pratiques publiques - et leur capacité à gérer l’espace afin de se projeter dans l’avenir, en mettant en relief ce qui devrait servir de levier à la gestion et à l’administration du territoire. Cette projection est plus qu’une vision prospective».
Une deuxième session a été axée sur le «Foncier et régulation urbaine» visant à interpeller la politique de la ville, alors que la troisième session a été axée sur le «Foncier et stratégies sectorielles», permettant «d’interroger la réalité des politiques sectorielles» et de «faire la lecture adéquate des politiques publiques dans leur relation à la vision stratégique de l’Etat, en termes de droits et obligations, bien sûr, mais également et surtout, dans la dimension planification/fixation des objectifs centraux et prioritaires en la matière, dans le cadre d’une gouvernance avertie et visionnaire».
L’ONIGT comprend 1100 adhérents représentant les secteurs privé et public. Le président du Conseil national de l’Ordre a souligné qu’il n’y a pas de conflit entre les topographes de ces deux secteurs, préférant parler plutôt de complémentarité.
Par ailleurs, il a souligné l’importance de l’action de l’ingénieur géomètre-topographe qui «intervient en aval et en amont» dans la réalisation des projets dès l’élaboration jusqu’à la réalisation. Et d’ajouter que l’ingénieur géomètre topographe est le collaborateur habituel de plusieurs secteurs tels que l’agriculture, l’équipement, l’urbanisme, le cadastre, les collectivités locales, l’industrie, l’énergie, les mines, les transports, etc.
A noter que 500 personnes ont pris part à ce congrès dont 100 étrangers représentant 15 pays dont la Turquie, la Tunisie, le Mali, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Liban, la France, la Belgique, l’Autriche, le Sénégal.
Il convient de souligner également qu’en marge de ce congrès un forum des experts a été organisé réunissant un groupe d’experts internationaux de notoriété et qui avait pour objet «l’échange d’analyses et de bonnes pratiques, à la lumière des expériences internationales en matière de la bonne gouvernance du foncier».