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S’exprimant devant le Chambre des représentants, lundi 13 février, le ministre a indiqué que son département ne compte pas rester les bras croisés face à ces débrayages, qualifiés d’anarchiques, tant que les services rendus aux citoyens sont en souffrance.
A cet effet, il a déclaré que dès le prochain round de négociations avec les syndicats représentatifs du secteur, il discutera la possibilité de prélèvements sur les salaires des fonctionnaires grévistes, espérant ne pas arriver à ce stade et qu’une issue sera trouvée auparavant. « Mais pour qu’une telle mesure soit applicable, il faut l’implication des présidents des communes, en leur qualité d’ordonnateurs des dépenses, chargés du paiement des salaires », a-t-il indiqué.
M. Laenser s’est interrogé, par ailleurs, sur le bien-fondé de ces débrayages alors que son département a répondu favorablement à l’ensemble des demandes inscrites dans le cahier revendicatif des syndicats.
A ce propos, il a rappelé que plusieurs mesures ont été prises portant, entre autres, sur la suppression des échelles 1 à 4, le reclassement des fonctionnaires classés dans ces échelles dans l'échelle 5 à l'instar des fonctionnaires de l'Etat, le règlement de la situation des fonctionnaires titulaires de la licence ainsi que la révision du statut de certains fonctionnaires dont la situation ne permettait pas d'avoir des perspectives de promotion, l’élaboration d’un régime gratuit de la couverture médicale, l’augmentation des salaires de 600 DH et l’augmentation des indemnités sur les travaux pénibles et polluants. « Il reste certains points de désaccord comme ceux relatifs au statut général de la Fonction publique et à l’intégration de 6.000 personnes. Mais en gros, le dossier est prêt dans son ensemble», a-t-il expliqué.
Selon le ministre de l’Intérieur, les grèves successives des collectivités locales trouvent leur explication dans les manœuvres émanant d’une centrale syndicale minoritaire œuvrant pour siéger dans les commissions paritaires qui seront formées lors des élections de février 2012.
Pour sa part, Larbi Lakhrim, secrétaire général du Syndicat démocratique des collectivités locales (SDCL), affilié à la FDT, a indiqué que cette question de prélèvements sur salaires n’a pas lieu d’être, puisque le droit à la grève est garanti par la Constitution. Selon lui, s’il y a des dérapages, c’est du côté de l’Etat qu’il faut le voir puisqu’il tarde à promulguer une loi organique régissant ce droit. « L’Etat est responsable sur tous les plans puisqu’il a laissé pendant des années les choses traîner avant d’assumer ses responsabilités », nous a-t-il révélé.
M. Lakhrim estime que le ministre de l’Intérieur ne doit pas brandir la menace de prélèvements, sachant que plusieurs revendications sont en suspens.
Pourtant, le secrétaire général du SDCL semble ouvert au dialogue et à la recherche d’une solution favorable. Il a même appelé le ministre de l’Intérieur ainsi que l’ensemble des centrales syndicales représentatives du secteur, à s’asseoir autour de la même table pour dresser un état des lieux de tout ce qui a été réalisé et de ce qui reste à faire.