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S'agissant de la tomate, la demande se situera à environ 80.000 tonnes alors que l'offre dépassera les 220.000 tonnes en juillet-août.
Pour ce qui est des dattes, le Maroc devrait disposer d'une offre de 37.000 tonnes pour une demande qui se situe entre 27.000 et 30.000 tonnes.
Concernant les légumineuses, notamment les pois chiches et les lentilles, leur offre sera, respectivement, de 430.000 tonnes et 400.000 tonnes pour une demande de 75.000 tonnes et 50.000 tonnes.
Pour le lait, l'offre globale disponible pour juillet et août 2012, est évaluée à 193 millions de litres, ce qui permettra de couvrir les besoins à hauteur de 120%.
Concernant les produits carnés, la quantité de viandes rouges disponible est estimée à 32.000 tonnes alors que les besoins s'élèvent à 26.500 T. L'offre de viande blanche et œufs affiche, elle aussi, une disponibilité de 508 millions d'unités pour une demande de 470 millions d'unités, assure-t-on de même source.
Ce que la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole confirme en précisant que les prix du poulet de chair et des œufs sont revenus à la normale, après leur flambée due à la dernière vague de chaleur qu'a connue le Maroc qui a occasionné des pertes de 12% pour le secteur.
Concernant le gaz, le Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) rassure les consommateurs, dans un communiqué envoyé à la MAP, que le gaz sera disponible en quantités suffisantes pour répondre à leur demande. Apparemment le gouvernement a réussi à trouver un champ d'entente avec les distributeurs des bonbonnes de gaz qui l'avaient menacé, samedi dernier, d'interrompre l'approvisionnement des marchés pendant le mois sacré. Rappelons que depuis la hausse des prix des carburants décidée par le gouvernement, il y a eu des hausses anarchiques des prix des bonbonnes de gaz variant entre 1 et 3 DH dans plusieurs villes du Royaume.
Les commerçants, quant à eux, continuent à ne pas se fier aux seuls communiqués et déclarations officielles. Ceux que nous avons contactés nous ont précisé que la loi de l'offre et la demande sera certes déterminante en matière de fixation des prix, mais ces derniers ne manqueront pas d'être impactés par le renchérissement des tarifs des transports et par les aléas climatiques. Zakaria, un boucher du Maârif, nous a déclaré à ce propos que « les prix des viandes ne dépendent pas du seul niveau d'approvisionnement mais surtout des intermédiaires qui agissent sur les prix avant même l’introduction des marchandises sur le marché». S'agissant du mois sacré, il prévoit une légère hausse pendant la semaine qui précède le Ramadan et durant les premiers jours du jeûne. En réponse à une question sur l'état des prix, Abderrazak, vendeur au même marché, s'est montré rationnel en avançant que «celui qui connaît bien ce métier ne peut pas généraliser. Il y a des produits dont les prix vont rester stables, d'autres qui vont augmenter ou baisser. Cela dépend de la récolte et de l'offre au niveau du marché de gros ». Pour son voisin, « les produits sont disponibles, mais ça ne veut rien dire. Si la température augmente, les prix vont chauffer parce que dans ce cas d'autres charges vont s'ajouter, particulièrement ceux générés par l'entreposage des produits dans les frigos».
Pareil au marché de Benjdia, deuxième palme d'or de la cherté au niveau de Casablanca après celui de Maârif. Un vendeur de fruits nous y a fait remarquer que les prix dépendent de la météo. « Si la température augmente, les prix vont sûrement grimper vu l'augmentation des charges de conservation », nous a-t-il déclaré en ajoutant que « concernant le Ramadan, les prix augmentent naturellement, parfois je me demande ce que font les gens avec tout ce qu'ils achètent surtout qu'ils font le jeûne pendant la journée ».
Pour son homologue Abbas, une légère hausse des prix a été enregistrée lors de la dernière canicule. Pour ce qui du Ramadan, il nous a précisé que les tarifs commencent à prendre de la hauteur avant le mois sacré, c'est-à-dire lors de la période de préparatifs pour ce mois de jeûne puisqu'on voit les gens faire la queue devant les vendeurs. Les premiers jours du jeûne passés, les prix retournent à leur niveau habituel.
D'après Abdelaziz, marchand ambulant à Derb Soltane, « les prix varient conformément aux lois du marché. Ces derniers jours, ils sont abordables, mais rien n'est moins sûr pour le Ramadan ».