-
Une délégation de sénateurs français salue l'élan de développement à Dakhla
-
Les communes de Lagouira et Bignona décident de renforcer leurs capacités institutionnelles et techniques
-
Inondations en Espagne. Fernando Grande-Marlask : Le soutien du Maroc illustre la profondeur des relations entre les deux pays
-
Nécessité d’une révision globale du secteur des médias, distribution équitable des investissements dans les régions, situation critique des ressortissants marocains au Mozambique, entre autres problématiques abordées par les deux Groupes d’opposition
-
Document coûteux, validité limitée et portée internationale modeste: Cher, trop cher passeport
Il s’agirait de Rachid.T, Hicham.H, Ahmed.D, Said.A et de Mahjoub.A.H. Ces disparus ont tous été appréhendés par des hommes en civil à bord de plusieurs voitures le 31 octobre dernier. D’après un membre de la famille des prévenus, «des sources concordantes du ministère de la Justice nous ont affirmé que nos proches feraient partie des membres présumés de cette cellule». Ce qui explique, à leurs yeux, leur arrestation dans des conditions peu ordinaires. Selon cette même source, les cinq mis en cause ont été appréhendés dans différents endroits de la ville. Certains l’auraient été devant leur maison alors que deux d’entre eux ont été embarqués de force dans des voitures à leur sortie de la mosquée. C’est ce qu’affirme une ONG locale qui suit de près cette affaire. D’après des sources proches des familles qui poursuivent leurs recherches auprès des administrations sécuritaires et judiciaires à l’échelle nationale, les cinq personnes appréhendées seraient poursuivies dans le même dossier du réseau terroriste composé de six Marocains qui s'activent dans ce qu'il est convenu d'appeler le terrorisme de la «Cybernetic»». Et d’ajouter : «Les familles préparent déjà le terrain pour la défense de leurs proches. Ils auraient même désigné des avocats pour leur défense ». Selon un document de l’ONG, plusieurs démarches ont été entreprises depuis leur disparition pour déterminer l’identité des personnes qui auraient procédé aux arrestations et les mobiles qui les ont poussés à agir ainsi. Les familles avaient des doutes sur la fonction des hommes en civil qui ont enlevé leurs enfants. Mais jusqu’à il y a quelques jours, elles n’avaient aucune confirmation. Leurs doutes se sont confirmés suite aux déclarations officielles concernant le démantèlement du réseau terroriste.
Au moment où nous mettions sous presse aucune source autorisée ne nous avait confirmé officiellement l’identité des accusés. Nous nous sommes contentés des déclarations des proches des cinq personnes arrêtées dans la ville des Roses et de l’ONG.
Rappelons qu’un communiqué du ministère de l'Intérieur, relayé lundi par la MAP, avait indiqué que les membres de ce réseau qui ont acquis une grande expérience en matière de confection d'explosifs, projetaient de mettre à profit leur savoir-faire pour perpétrer des actes de sabotage dans différents foyers de tension à l'échelle internationale mais aussi à l'intérieur du territoire national, notamment par le biais de voitures piégées visant certains intérêts étrangers dans le Royaume, ainsi que plusieurs établissements nationaux stratégiques et des postes de sécurité. La référence faite au cyber-terrorisme demeurait néanmoins incompréhensible. Ce dernier est, en effet, défini par les experts comme une action délibérée de destruction, de dégradation ou de modification de données, de flux d'informations ou de systèmes informatiques vitaux d'Etats ou d'entreprises cruciales au bon fonctionnement d'un pays, dans un but de dommages et/ou de retentissement maximum, pour des raisons politiques, religieuses ou idéologiques.
Il faut donc absolument distinguer le cyber-terrorisme du simple cyber-crime, qui consiste à détourner l'usage d'un système dans un but simplement crapuleux ou l’utilisation par les réseaux terroristes de la Toile pour communiquer entre eux.