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Cela fait une semaine que les 33 mineurs chiliens bloqués 700 mètres sous terre ont retrouvé la surface. Et peu à peu, la lumière commence à être faite autour de l'incident qui les a bloqués durant 69 jours. Alors que Mario Sepulveda, l'un des chefs des rescapés, a expliqué dans une interview au Daily Mail les conditions de vie dans la mine, un député a annoncé que les 33 n'auraient jamais dû être enterrés vivants.
Selon Carlos Vilches, également membre d'une commission d'enquête sur les causes de l'accident, Juan Illanes, l'un des mineurs sauvés, lui a expliqué que le 5 août dernier, lui et ses collègues avaient demandé à être évacués. Ces derniers avaient fait cette demande après avoir entendu des craquements trois heures seulement avant l'éboulement. "Ils ont commencé à entendre des bruits très forts à 11 heures. Ils ont demandé à sortir, mais on ne leur a pas donné l'autorisation. Ils pensent que les propriétaires et les gérants ont commis une négligence. Les conditions et les risques étaient connus, mais ces messieurs ont fait comme si de rien n'était (...). La raison commandait de faire sortir les mineurs", a expliqué Vilches, relayé par la Tercera.
Cette déclaration vient confirmer les dires de deux autres mineurs dans la presse locale. Jimmy Sanchez, le plus jeune des rescapés (19 ans) avait lui aussi trouvé que "la mine faisait du bruit. Mais ils nous ont laissés dedans." Omar Reygadas avait quant à lui expliqué qu'il avait entendu un appel à l'aide de Luis Urzua ou de Florencio Avalos, deux autres mineurs coincés, pour prévenir le directeur de la mine du danger : "Pinilla savait très bien ce qui se passait dans la mine. Il ne peut pas le nier. Cela faisait plusieurs jours que ça grinçait." Une enquête devrait être ouverte pour négligence auprès de la société qui exploitait la mine.