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A Essaouira, Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir, Boujdour, Mohammedia, Tanger, Fès, Khénifra…la colère était la même. Les slogans étaient unanimes sur le cahier revendicatif de l'UOEM qui n'a cessé de demander l’ouverture un dialogue sérieux, équilibré, global et responsable avec Mouncef Belkheyat. Celui-ci continue pourtant sa fuite en avant ignorant les fondements, les spécificités et l'histoire du secteur de l'enfance et de la jeunesse au Maroc.
Les sit-in suivis de très près par les différents services sécuritaires, ont scandé des slogans dénonçant la politique de cession des biens et locaux des enfants et de la jeunesse. Ils refusent de porter atteinte aux acquis et à la dignité du mouvement associatif marocain, et demandent un partenariat clair, équilibré et conçu de manière participative avec le ministère de la Jeunesse et des Sports. Celui qui préside aux destinées de ce département tente de dissiper tout espoir d'apaisement de la tension qu'il a créée en faisant des déclarations dénuées de toute vérité.
« Un ministre se doit de dire toute la vérité au peuple marocain qui lui paye son salaire. Il est assez désolant de voir le premier responsable du secteur qui au lieu d’être un fédérateur de tous les intervenants autour d'une stratégie nationale contractuelle et engagée, prétend devant des millions de Marocains que les associations qui ont refusé sa soi-disant convention de partenariat, ne disposent ni de cadres féminins ni de jeunes! Malheureusement, Belkheyat fait du problème, une question personnelle, comme s'il ne s'agissait pas de l'avenir et des acquis d'un secteur, apanage de tous les Marocains. Je crois qu'il ferait mieux de se faire une raison, d’écouter ses interlocuteurs qui connaissent le secteur mieux que lui, et de trouver une solution négociée et appropriée par tout le monde», nous a déclaré un acteur associatif participant au sit-in d'Essaouira.
Des femmes, jeunes et moins jeunes se sont retrouvés par dizaines devant les maisons des jeunes pour rappeler au ministre que le secteur de la jeunesse n'a jamais été orphelin et qu'il y aura toujours des milliers de militants associatifs, hommes et femmes, disposés à faire des sacrifices, pour sauvegarder les acquis de l'enfance et de la jeunesse et qui appartiennent bien évidement au peuple marocain.
« Au moment où des secteurs disposant d'énormes moyens humains et matériels font appel aux associations en vue de les appuyer dans la mise en œuvre de leurs programmes, l'éducation nationale à titre d'exemple, on voit le ministre se vanter de pouvoir se débarrasser des associations et encadrer la jeunesse marocaine directement et sans la médiation des organismes éducatifs! Il semble oublier que les forums régionaux dont il se vante d’y avoir accueilli 4000 participants, ont connu la participation de jeunes issus et mobilisés par les associations et non seulement par ses délégations. Je trouve tout à fait normal qu'il insulte et méprise les associations, car il ne connaît rien en l'associatif, et n'a pas besoin de se tracasser avec les soucis de l'enfance et de la jeunesse marocaine qu'il continue à utiliser comme cliché dans sa guerre médiatique contre l'UOEM» affirme une participante au sit-in.
Contrairement à ses dernières déclarations par médias interposés, le ministre n'a jamais adressé de lettres aux associations pour leur demander des comptes quant à la dérisoire subvention de son département. Une misérable subvention annuelle qui ne parvient même pas à payer les factures de téléphone des sièges centraux des associations nationales (réseaux avec plus de 100 antennes).
« C'est vraiment malheureux que de voir un ministre dans un assez respectueux gouvernement, faire des déclarations infondées. Le ministre de la Jeunesse et des Sports doit comprendre que la misérable subvention annuelle de son département ne suffit même pas à assurer le fonctionnement des locaux centraux des associations nationales (salariés à payer, factures de téléphone, déplacements, fournitures, documents…)? A-t-il pensé aux frais d'organisation de conseils administratifs et nationaux ? A-t-il pensé au volet du renforcement des compétences des adhérents ? Aux programmes éducatifs, culturels et sociaux? A la gestion des réseaux nationaux? Il doit comprendre clairement que le travail associatif n'a jamais été question de moyens financiers, car nous avons toujours compté sur les sacrifices et le bénévolat des militants auxquels il doit des excuses!» a conclu un participant commentant les dernières déclarations du ministre.
L'UOEM qui a déjà entamé une série de rencontres avec des ministres, le président du Parlement, et ceux des équipes parlementaires et de partis politiques, continue à appeler à un dialogue responsable, clair et global sur le cahier revendicatif des associations éducatives nationales, sans exclure les autres moyens de protestation et de revendication .