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Suite aux réclamations de parents d'élèves d'une école pour protester contre la présence dans l'établissement d'enfants sans abri, se livrant à toutes les déviances (drogue, alcool, vagabondage, vols, exploitations sexuelles…), les autorités de la wilaya (service ADS) et la société civile ont été interpellées pour intervenir et immuniser l'école contre toute exploitation anti-éducative et par la même occasion, réfléchir et trouver une solution aux 32 enfants abandonnés aux aléas de la vie. Accueilli un peu avant l'Aïd Al Adha au centre d'accueil et de réinsertion, Hay Hassani d'Anza, le groupe a été pris en charge par l'Association Tounarouz qui a fait du phénomène des enfants sans abri son cheval de bataille.
Des réunions au niveau de la wilaya, ont vu la participation des intervenants institutionnels et associatifs pour assurer à ces enfants une vie décente, à l’abri du froid, de la faim et des affres d'une société de plus en plus jugée sur la qualité des services apportés à cette catégorie sociale (infrastructure, programmes de réinsertion…).
La DAS de la préfecture d'Agadir a mobilisé des fonds pour démarrer le programme de prise en charge et de réinsertion des enfants cibles; 87 mille dh (50 mille dhs provenant d'un mécène, 30 mille d'un hôtel de la ville. 7000dhs/mois pour couvrir les frais relatifs aux provisions) serviront pour assurer aux 32 enfants concernés, dont 3 filles une installation et un programme nutritionnel adéquats.
Différentes institutions ont collaboré au projet pour apporter, chacune selon ses compétences, des médicaments et soins médicaux, des fournitures scolaires, des programmes et encadrement, de l'animation et équipement. La commune urbaine d'Agadir et l'Association Tounarouz se chargent du suivi et de l'encadrement. Actuellement, les enfants sont propres, au chaud, ils sont nourris et hébergés, bénéficient d'une attention particulière et doivent être en principe sur la bonne voie de la réinsertion.
La société qui les a abandonnés par le passé, se mobilise pour faire d'eux des citoyens à part entière. La tâche n'est guère aisée, tellement les mauvaises pratiques de la vie de vagabondage sont ancrées dans le passé de ces jeunes qui sont des victimes de divorces, des victimes d'abord de leurs parents. Les enfants de la rue qui meublent, de jour comme de nuit, les stations de taxis, gares, cafés, port…sont le constat quotidien de l'échec de la politique sociale de la ville vis-à-vis des enfants.
La résolution du cas des 32 enfants du centre d'accueil et de réinsertion d'Anza par la conjugaison des efforts de tous nous met sur la bonne voie de la résorption d'un phénomène qui se développe dangereusement dans les grandes métropoles, augurant d'une catastrophe sociale.
Les nouvelles structures d'accueil et d'hébergement notamment le futur centre Tilila pourront probablement circonscrire le fléau, mais l'apport de la société civile est, à ce niveau, d'une grande importance; aussi pouvons-nous souscrire aux efforts de bénévolat des Associations (Tounarouz en l'occurrence), développés sur le terrain par des actions à caractère social et à portée humaine impulsées par des femmes et des hommes convaincus de leur mission humanitaire.