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M. Le Foll qui s’exprimait dans une déclaration à la presse lors de la tenue d’une conférence ministérielle sur l’adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques, marquée par la participation de 15 ministres d’Europe et d’Afrique, a relevé qu’"il n’y a pas d’autre secteur que l’agriculture et la forêt qui soient en capacité de stocker du carbone, car la baisse des émissions du carbone et du gaz à effet de serre est un enjeu pour la réduction de ces émissions".
"Le stockage du carbone constitue la matière organique dans les sols, et partant contribue à la fertilité des sols", a-t-il indiqué, précisant que ce stockage permet de lutter contre le réchauffement climatique, d'assurer la sécurité alimentaire et d'améliorer la production agricole, et ce en même temps.
Aussi, M. Le Foll a-t-il fait remarquer que la dégradation des sols en Afrique constitue un enjeu colossal, faisant savoir qu’il avait proposé lors des entretiens tenus, le matin même, avec le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, un secrétariat franco-marocain à Marrakech pour que l'initiative 4 pour 1000 soit prête à être mise en œuvre à l’échelle de la planète lors de la COP22, prévue en novembre prochain à Marrakech.
De son côté, la directrice générale adjointe de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Maria Helena Sedemo, a constaté que l’agriculture constituera l’un des principaux sujets de réflexion de la 22ème Conférence des Parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) qui se tiendra en novembre prochain à Marrakech.
Elle a, à cet effet, exprimé la détermination de la FAO à œuvrer de concert aux côtés du Maroc en vue de bien réussir l’organisation de la COP22 qui se tiendra en novembre prochain à Marrakech.
Mme Sedemo a aussi souligné qu’il est temps de fédérer les efforts pour la lutte contre le changement climatique et la préservation des équilibres environnementaux.
"Nous devons relever les défis environnementaux posés, en vue de produire plus et mieux avec une agriculture à bas carbone", a-t-elle plaidé.
Et d’ajouter que la conférence ministérielle sur l’adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques a permis de jeter la lumière sur plusieurs pistes de solutions, évoquant la fameuse initiative 4 pour 1000 qui vise à montrer que l’agriculture, et en particulier les sols agricoles, peuvent jouer un rôle crucial pour la sécurité alimentaire et le changement climatique.
Par ailleurs, le Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM) et le magazine "Les Afriques" ont organisé, lors du SIAM 2016, la 3ème édition du Forum sur le financement de l’agriculture en Afrique.
A cette occasion, le ministre d’Etat gabonais, Mathieu Mboumba Nziengui, a déclaré que le Gabon souhaite s’inspirer du Plan Maroc Vert qui constitue un exemple de réussite dans le domaine agricole.
M. Nziengui a également applaudi le choix du thème de cette 11ème édition qui s’inscrit dans le prolongement de la COP21 et la préparation de la COP22, ajoutant qu’aucune région du monde n’est épargnée par le réchauffement climatique.
Pour sa part, le président du Directoire du Groupe Crédit Agricole du Maroc, Tariq Sijilmassi, qui a expliqué que cette rencontre vise à examiner les possibilités d’asseoir les conditions appropriées pour le développement d’une agriculture solidaire et durable qui répond aux besoins alimentaires primaires, a indiqué que cette combinaison délicate, qui vise à garantir la résilience des plans et programmes du secteur agricole, doit s’inscrire dans le respect des équilibres environnementaux et écologiques.
Dans ce sens, il a appelé à promouvoir les modèles agricoles modernes qui corroborent les dimensions efficacité, solidarité et durabilité agricoles, notant l’impératif d’accompagner et de soutenir le petit agriculteur, à travers notamment des mécanismes de financement appropriés, à même d’améliorer le rendement de sa production agricole ainsi que son revenu, et par conséquent ses conditions sociales.
Sous le thème "Pour une agriculture africaine durable", cette 3ème édition qui a retenu, ainsi, trois grands axes, à savoir "Agriculture et développement durable : réalités et perspectives", "Quelle durabilité économique et sociale de l’agriculture en Afrique?" et "Quelle durabilité des ressources dans l’agriculture africaine ?", a été marquée par l’annonce, la présentation et la distribution du livre blanc du développement durable.