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Le Maroc développe de manière soutenue son système national d’évaluation environnementale à travers la promulgation de la loi 12-03 relative aux EIE et de ses décrets et arrêtés corollaires ainsi qu’à travers l’initiation du processus d’institutionnalisation de l’EES. A rappeler que ladite loi a pour objet d’évaluer de manière méthodique et préalable, les répercussions éventuelles, les effets directs et indirects, temporaires et permanents du projet sur l’environnement et en particulier sur l’homme, la faune, la flore, le sol, l’eau, l’air, le climat, les milieux naturels et les équilibres biologiques, sur la protection des biens et des monuments historiques, le cas échéant sur la commodité du voisinage, l’hygiène, la salubrité publique et la sécurité tout en prenant en considération les interactions entre ces facteurs.
La loi a pour objet également, de supprimer, d’atténuer et de compenser les répercussions négatives du projet, de mettre en valeur et d’améliorer les impacts positifs du projet sur l’environnement, d’informer la population concernée sur les impacts négatifs du projet sur l’environnement.
Toutefois, et à l’instar d’autres pays en développement, le Maroc reste confronté à quelques contraintes, notamment l’insuffisance d’expertise en matière d’évaluation environnementale (EE), une méconnaissance de la majorité des écosystèmes et des ressources naturelles, la non-maîtrise des outils et méthodes d’EE et la difficulté d’instauration des conditions et des modalités efficaces de contrôle de « conformité » des projets réalisés et/ou en cours d’exploitation avec les recommandations et mesures préconisées par l’EIE. Le présent séminaire se veut un espace d’échange des expériences des pays autour des systèmes d’évaluation environnementale, des procédures d’examen des EIE et de contrôle a posteriori, des modalités de consultation et d’enquête publique, des formes d’EES institutionnalisées et de leurs modalités de réalisation et de validation. Il sera aussi l’occasion de présenter les expériences acquises au niveau des pays participants.
Compte-tenu des niveaux plus ou moins avancés des pays participant à ce séminaire dans le domaine des évaluations environnementales, l’échange autour de ces questions cruciales permettra de valoriser les leçons tirées des expériences présentées.
Par ailleurs, cette rencontre parrainée par le département de l’environnement, sera l’occasion d’informer sur la mise en place à l’IAV Hassan II, dans le cadre de la coopération avec Wallonie-Bruxelles et avec l’appui du programme de gestion et de protection de l’environnement de la GIZ, d’une formation en «Master professionnel » sur les évaluations environnementales (MP-2E). Ce master vise principalement la formation et le renforcement des compétences des acteurs concernés dans les sciences des évaluations environnementales et dans la maîtrise des concepts, outils, instruments et procédures nécessaires aux différents types d’EE et aux différentes phases du cycle des projets, plans et programmes de développement.
Ce séminaire permettra ainsi de mieux cibler le cursus afin qu’il réponde aux besoins réels en compétences en couvrant les aspects importants susceptibles de satisfaire les exigences des évaluations environnementales en termes de qualité et d’adapter le processus dans sa globalité, en s’appuyant sur des études de cas.