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Espace de liberté et parti de dialogue responsable, valeurs pour lesquelles il a tant milité, l’USFP s’accommode bien entendu des autres points de vue même s’ils ne versent pas dans le sens de la majorité, surtout quand ils émanent de personnalités connues depuis toujours par leur militantisme, comme le professeur Si Mohamed Lahbabi qui se prononce, à ce propos, sur les derniers développements que connaît le paysage politique marocain.
L’éminent économiste dit en substance dans son appel à l’adresse du Conseil national qu’il qualifie d’«appel à la conscience du parti de l’Union socialiste des forces populaires» :
« En cette fin d’année si décisive dans l’histoire du monde arabe et du Maroc en particulier, que reste-t-il de l’Union socialiste des forces populaires, de l’USFP de la gloire, lancé par les jeunes de la promotion de l’Indépendance avec à leur tête les Mehdi Ben Barka et Abderrahim Bouabid ?
C’est le vrai problème qui vous est posé, membres du Conseil national, ce dimanche du 4 décembre 2011 : participer ou non au gouvernement issu des élections du 25 novembre 2011, le gouvernement conduit par Abdelilah Benkirane, le secrétaire général du Parti de la justice et du développement, n’est qu’une réponse partielle à cette question fondamentale.
Voici pourquoi : le Maroc a été le précurseur du Mouvement mondial des indignés, en particulier du Printemps arabe qui a éclaté en 2011.
C’est en effet, en juillet 2007, 4 ans auparavant, que Sa Majesté Mohammed VI lance le programme du Printemps arabe :
«Notre ambition ultime est de permettre à toute Marocaine et à tout Marocain, qu’ils résident au pays ou en terre d’immigration, d’accéder à la pleine citoyenneté dans la dignité. Nous nous y attellerons avec une foi profonde, une détermination inébranlable et une ferme volonté de militer et de lutter sans répit pour y parvenir». Discours du Trône du 30 juillet 2007.
Aussi, quand la jeunesse marocaine a entendu cet appel le 20 février 2011, ce fut le discours du 9 mars, la Constitution de juillet, les élections de novembre, le gouvernement de décembre 2011.
Mais en cette fin d’année 2011, avec les élections générales déclenchées par le Printemps arabe, en Tunisie, en Egypte, en Libye, au Maroc, arrivent enfin à la participation au pouvoir les partis de mouvance islamique.
Que va-t-il se passer? Et que faut-il faire?
Là aussi, le Maroc est le précurseur.
«Notre pays a un besoin impérieux de susciter un renouveau religieux éclairé et un essor intellectuel marqué du sceau de la modernité», nous assigne comme programme à partir du premier gouvernement marocain du Printemps arabe, Sa Majesté Mohammed VI».
Et de préconiser qu’il vaudrait mieux prendre part à ce programme, allant même jusqu’à proposer quelques noms pour une éventuelle participation au gouvernement.
«Les jeunes Chami et Amer qui ont commencé à nettoyer la capitale culturelle de la pollution répandue par les démagogues islamiques tels que le tristement célèbre Chabat» ou encore «les jeunes femmes qui, malgré tout, gardent haut l’étendard de l’USFP de la gloire, telle que Latifa Jbabdi».
L’infatigable militant qui signe son appel par «le professeur Mohammed Lahbabi, membre de la direction de l’USFP depuis son institution en 1959, jusqu’à sa décision volontaire de prendre sa retraite du Bureau politique au 6e congrès du parti en 2001», conclut enfin par son désir de voir se tenir «un congrès extraordinaire de refondation du parti, l’élevant à la hauteur d’un parti de participation à l’édification du Maroc du XXIe siècle».