
-
Port de Tanger-Ville : Mise en échec d'une tentative de trafic de 64.080 comprimés psychotropes
-
Clôture à Casablanca de la 3ème édition de la qualification nationale pour le Dance World Cup 2025
-
Une rencontre internationale à Chefchaouen célèbre la culture culinaire méditerranéenne
-
Chutes de neige mardi et mercredi dans plusieurs provinces
-
Des scientifiques marocains au cœur d'une découverte historique
«Plus de neuf Marocains sur dix se disent prêts à quitter le Maroc pour chercher un meilleur avenir à l’étranger». C’est par ce constat que les auteurs entament leur reportage, avant de s’attarder sur Zakaria, un jeune Marocain ayant choisi de devenir développeur web «en connaissance de cause, explique-t-on. Encouragé par la multiplication des offres sur les réseaux sociaux, des salaires trois fois supérieurs en France, et de meilleures conditions de vie.
Cette opportunité est généralement proposée par des cabinets de recrutement qui font le pont entre les start-up françaises et les jeunes développeurs web marocains. Comme l’a décrit Zakaria dans le reportage, il suffit de répondre à une offre d’emploi sur Internet ciblant des Marocains, Tunisiens et autres Algériens, diplômés en ingénierie informatique. Dans le cas du Maroc, s’ensuit un entretien groupé dont les résultats sont révélés le jour même. Pour les candidats retenus, tout est pris en charge par l’employeur français. Procédure de visa accélérée, billet d’avion et aide à l’installation.
En fin de compte, et à la lumière de ses éléments, il n’est pas très étonnant que les jeunes Marocains lorgnent un avenir meilleur ailleurs. Toutefois, cela n’est pas sans conséquences, comme l’a assuré, dans ledit reportage, le PDG d’une société exerçant dans le domaine de la technologie de l’information : «C’est un problème sérieux puisque les derniers chiffres font état de plusieurs centaines de profils qui quittent le territoire chaque année. Il faut faire attention pour trouver un bon équilibre et ne pas dépouiller tout un pays de ce type de profil. Car l’Europe a aussi besoin que des pays comme le Maroc puissent se développer».
En tout cas, une chose est sûre : la pénurie constatée au niveau des ingénieurs informatiques a offert l’occasion à des jeunes issus d’autres pays africains, à l’instar de Fréjus. Cet Ivoirien a assuré au micro d’Arte que l’Europe n’est pas l’unique choix qui existe : «On a toujours tendance à croire que pour nous, le meilleur c’est d’aller en Europe, mais au Maroc aussi il existe de très belles opportunités».
Enfin, la chaîne franco-allemande conclut son reportage en émettant de forts doutes sur la capacité des ingénieurs africains à résorber le besoin croissant dans ce domaine. Et de souligner que le gouvernement français planche sur un projet de partenariat avec le Maroc. Objectif : inciter les talents marocains à revenir au Royaume pour faire profiter leur pays de l’expérience qu’ils auront acquise dans les grands groupes français.