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En 2009, la filiale marocaine du Groupe Corral a pu maintenir sa position de leader avec une part de marché de 77% hors GPL et un taux d’utilisation de 76% de ses capacités de raffinage, notent les analystes de BMCE Capital Bourse.
En plein démarrage de la phase 1 du projet de modernisation de la sa raffinerie pour la production du Gasoil 50 ppm, la société a eu recours à l’importation de produits finis pour près de 2,15 millions de tonnes.
Compte tenu de la revalorisation à la hausse de la valeur des stocks à 921,8 millions DH (vs. -668 millions une année auparavant) et de l’augmentation du poste « transfert de charges » à 1,1 milliard DH (vs 233,9 millions à fin 2008) correspondant probablement à des immobilisations en cours, le résultat d’exploitation ressort, selon les analystes, à 970,4 millions contre un déficit de -809,7 millions DH, portant la marge opérationnelle à 3,6%.
Le résultat financier creuse, de son côté, son déficit passant de -224,3 millions DH à -281,3 millions DH suite notamment à un bilan de change défavorable consécutivement à l’augmentation de la parité USD/MAD, ajoutent les mêmes analystes.
Intégrant un résultat non courant déficitaire de -66,2 millions DH (contre -56,8 millions DH à fin 2008), la capacité bénéficiaire s’établit à 554,9 millions DH contre un résultat net déficitaire de–1,2 milliard DH à fin 2008. Par conséquent, la marge nette se fixe à 2,1%.
Tenant compte de cette situation, le Conseil d’administration entend proposer à la prochaine AGO l’affectation du résultat net en report à nouveau.
L’analyse de la structure financière de SAMIR, à fin 2009, laisse apparaître selon BMCE Capital Bourse:
• Une faible autonomie financière matérialisée par un ratio (fonds propres/ sources de financement) de 23,9% ;
• Une capacité d’endettement complètement saturée, compte tenu d’un endettement net de 11,7 milliards à fin 2009 contre 9,1 milliards DH une année auparavant, portant le niveau du gearing à 300% ;
• Et une capacité de remboursement de la dette très faible (les charges d’intérêt absorbant 78% de l’EBE –encours brut d’exploitation).
Pour pallier cette situation, la société a entamé depuis juillet 2009 des négociations avec des bailleurs de fonds pour la restructuration de la dette financière afin de rétablir les équilibres financiers et ce, en collaboration avec le Groupe des Banques Populaires.
Sur le plan des perspectives, le lancement récent du nouveau complexe hydrocraking devrait permettre à la SAMIR de renforcer ses niveaux de marges. Parallèlement et conformément à la stratégie adoptée par le management, la société entend poursuivre sa politique d’investissement via principalement le démarrage des travaux de l’unité de distillation n°4 (topping 4) et de l’unité des bitumes pour une enveloppe globale de 2 milliards DH.