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A preuve, le parti est frappé de plein fouet par cette crise à l’un de ses importants fiefs, où tout est né en 2009, à savoir la province de Kelaât Sraghna. Ce district favori des cadres du parti est secoué par une série de démissions en masse de ses militants. Le cas le plus spectaculaire est celui des membres du bureau provincial du parti à Sidi Rehal Zemrane qui viennent de présenter la semaine dernière une démission collective. «Le parti nous a lâchés alors que nous avions construit ses bases dans la région en 2009. Nous sommes déçus de cette attitude qu’adopte le parti en faisant appel à des responsables pour différentes raisons, notamment financières.
Nous dénonçons, via notre démission, la mauvaise gestion régionale du parti à travers le pays qui fait objet de plusieurs critiques de la part des militants», crie Boujemâa Lahdar, membre de ce bureau provincial démissionnaire. Pour lui, «il est impossible de militer au sein d’un parti qui fait appel à des personnages politiques de mauvaise réputation à l’échelle locale. Surtout quand il s’agit d’un adepte de la transhumance. Pire : les cadres du parti ont installé un nouveau bureau provincial présidé par cet intrus qui a porté, en un temps record, plus de huit casquettes partisanes.
Et à chaque fois, un scandale se déclenche avant son départ pour une autre formation politique.» Un avis que partagent tous les militants démissionnaires récemment du parti du tracteur dans la région de Kelaât Sraghna. Rappelons que les bureaux du PAM dans les régions de Jâidate, Rass El Aïn et Ouled Yaâgoub se sont retirés du parti suite à la mauvaise gestion de ses instances dans cette région. Sachant que cinq conseillers pamistes de la région avaient également quitté le tracteur pour d’autres horizons politiques.
Le cas de Kelaât Sraghna n’est certes pas unique. La vague des démissions collectives et individuelles a atteint d’autres régions du pays. A Safi, Marrakech, Essaouira, Fès, Tanger et Laâyoune, la grogne des militants locaux du PAM se poursuit. Les conflits entre les cadres locaux sont exacerbés. Il semble que la direction du parti aurait échoué jusqu’à présent à apaiser des mécontents tandis que d’autres formations politiques guettent le déroulement des événements dans cette formation, fraîchement frappée par la démission d’un gros calibre, en l’occurrence son fondateur Fouad Ali El Himma. D’après les responsables du parti, celui-ci avait décliné toute responsabilité au sein de son parti pour les mêmes raisons ayant poussé ces dizaines de militants à quitter le tracteur, à savoir la mauvaise gestion de ses instances et les pratiques louches de ses cadres pointés du doigt à travers le pays.