
Il a raconté comment il l’avait mis au point lors d’une conférence à Long Beach, en Californie, mercredi dernier. Cette idée lui est venue à la suite de la mort d’un ami proche de sa famille, qu’il considérait comme un oncle. «Il avait un cancer du pancréas. J’ai fait des tonnes de recherches et j’ai eu la bonne idée pour assurer une détection précoce», explique le jeune scientifique.
Via Google, le jeune homme découvre que ce type de cancer est diagnostiqué très tardivement dans 85% des cas, alors que les personnes qui en sont atteintes n’ont que 2% de chances de survie. La raison: le test de dépistage utilisé actuellement est très cher, les médecins ne le prescrivent donc que lorsqu’ils suspectent déjà qu’un patient est atteint de la maladie. Trop tard, donc.
Le jeune homme cherche alors à développer un nouveau test de dépistage. Il recherche d’abord une protéine marqueur du cancer du pancréas qui se retrouve chez tous les malades, y compris les patients les plus précocement atteints. Après avoir passé en revue 4.000 protéines sur les 8.000 possibles, il découvre la mésothéline. Il a ensuite l’idée d’une recette pour fabriquer un test sanguin en papier «aussi simple qu’une recette de cookies au chocolat», affirme-t-il.
Ne pouvant mettre son test de dépistage au point chez lui, il écrit alors à 200 scientifiques, pour leur demander de lui accorder un espace de travail dans leur laboratoire. Après 199 refus, un professeur de l’université Johns Hopkins, à Baltimore, dans le Maryland, accepte. Là, le jeune homme finalise son projet, qui est 168 fois plus rapide, 26.000 fois moins cher et 400 fois plus sensible que le test déjà existant sur le marché.