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Les équipes de Maria-Isabel Thoulouze et Andres Alcover viennent de mettre en évidence, pour la première fois dans le monde viral, des structures de types biofilms, formées par le rétrovirus HTLV-1. Ce dernier est responsable de la leucémie humaine des cellules T du type 1. Ces biofilms sont élaborés à la surface des cellules infectées par le virus. Ce sont des agrégats de particules virales et de matrice extracellulaire riche en sucres sécrétée par la cellule sous l'effet du génome du virus. Les chercheurs savaient déjà que la transmission du virus dans l'organisme de l'hôte infecté se faisait uniquement par contact de cellule en cellule, mais le mécanisme de cette transmission restait encore inexpliqué. Ils viennent de découvrir qu'au sein du biofilm, véritable manteau protecteur adhésif, HTLV-1 se transmet beaucoup plus efficacement qu'à l'état libre. En éliminant le biofilm viral de la surface des cellules infectées, les chercheurs ont ainsi réduit de 80% le taux d'infection.
Chez les bactéries, les biofilms sont déjà connus depuis longtemps. Sur l'émail de nos dents, ils forment la plaque dentaire. On en trouve également dans les installations industrielles, au sein de notre propre flore intestinale... Les scientifiques cherchent à présent à caractériser les mécanismes de production de ces biofilms viraux, et à déterminer si d'autres virus que HTLV-1 forment de telles structures. Des nouvelles stratégies thérapeutiques, visant ces biofilms, pourraient en effet permettre de combattre efficacement les infections dont ils sont responsables.