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« Nous mettons entre les mains de la justice les plaintes de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et affiliés à la CNOPS. Ces plaintes se rapportent, entre autres, au rejet des dossiers de remboursement des frais de soins, au refus du retraitement par les nouvelles biothérapies et aux ruptures répétitives des stocks de médicaments. L’association se mobilise pour défendre les droits bafoués de cette catégorie de citoyens. Une telle décision est une réponse à l’irresponsabilité de cet organisme de venir en aide à ces malades qui continuent de payer leur cotisation sans pouvoir accéder aux soins. Le recours à la justice est donc une nécessité imposée », affirme Laïla Najdi, présidente de l’AMP lors d’une rencontre-débat organisée jeudi 28 juin 2012 à l’hôtel Idou Anfa en présence de ses avocats et des patients.
Elle a souligné également la nécessité de considérer la polyarthrite rhumatoïde au même titre que les autres affections de longue durée. « Cette maladie figure bel et bien parmi les 41 pathologies graves et chroniques arrêtées par l’AMO. A ce titre, elle doit être prise en charge totalement. La CNSS reste la plus concernée par cet appel. Le ticket modérateur qu’elle impose injustement à ses affiliés est une des plus accablantes aberrations !», a-t-elle ajouté.
A la date d’aujourd’hui en effet, l’homogénéisation des taux de remboursement des traitements entre les deux organismes de l’AMO, la CNOPS et la CNSS n’a toujours pas vu le jour. Il en est de même de l’application du système du tiers-payant. Cette inertie totale des instances concernées prouve que la PR est la grande oubliée du système de santé au Maroc.
Aussi, l’association a-t-elle annoncé « son retrait du Programme national de contrôle de la polyarthrite rhumatoïde, qu’elle a initié avec les autres partenaires et qui a été validé par le ministère de la Santé depuis juin 2011. Dans l’état actuel des choses et malgré la pertinence des actions arrêtées dans le cadre de ce programme, celui-ci ne peut servir les besoins pressants et urgents des 300.000 polyarthritiques marocains en matière de prise en charge. La priorité des priorités pour nous est de permettre à tous les malades bénéficiant d’une couverture médicale dans le cadre du RAMED ou de l’AMO, une prise en charge totale de la maladie avec une quote-part ne dépassant pas les 5.000 DH pour les assurés de l’AMO, comme c’est le cas pour les autres maladies graves et chroniques», a conclu la même source.