-
Divorcée depuis 10 ans, elle est contrainte de rembourser 600.000 euros de dettes de son ex-mari
-
Il installe un manège dans son jardin pour ses petits-enfants, mais ça pourrait lui coûter cher
-
Aux Etats-Unis, les adeptes du télétravail ne veulent pas revenir en arrière
-
Un entrepreneur américain coincé dans un robot-taxi qui se met à tourner en rond
-
Un restaurant anglais relance les hostilités contre la pizza à l'ananas
Chaque année, 73 millions de requins disparaissent, mourant dans d’atroces souffrances, une fois relâchés en mer, leur nageoire coupée. “Nous avons commencé à éliminer [les requins] des océans à un rythme jamais vu dans l’histoire de cet animal, longue de 400 millions d’années”, poursuit M. Rand. Selon le rapport, pas moins de 30 espèces de requins sont directement menacées d’extinction. En effet, les requins sont particulièrement fragiles car, à l’image des dauphins ou des baleines, leur maturité sexuelle n’intervient qu’au bout de dix ans. De plus, ils ne donnent naissance qu’à peu de petits à la fois.
Les mentalités évoluent lentement et l’archipel de Palau, dans le Pacifique, les Maldives, dans l’océan Indien et le Honduras, en Amérique centrale, ont interdit entre 2009 et 2010, la pêche aux requins dans leurs eaux territoriales respectives. Les Bahamas devraient bientôt faire de même, permettant à l’île de devenir “un fleuron de la protection des requins dans l’Atlantique”, se réjouit Matt Rand. L’organisation n’est pas dupe : l’argument financier est primordial. C’est pour cela que le rapport insiste également sur les deux millions de dollars qu’un requin engendre au cours de sa vie.
En effet, le tourisme qui permet une plongée avec les requins génère 80 millions de dollars chaque année rien qu’aux Bahamas. Ce chiffre pourrait croître encore si un sanctuaire est créé comme le préconise Peg. Toutefois, vendus à 700 dollars le kilo, les ailerons de requins restent très rentables pour les pêcheurs. Aux Etats-Unis, l’Etat de Californie a également beaucoup de mal à lutter contre ce commerce et une loi proposant un embargo sur l’importation d’ailerons est à l’étude. Mais la population sino-américaine s’oppose à la mise en place de cette règlementation. “La soupe à l’aileron est un mets délicat servi dans les grandes occasions, notamment religieuses”, explique la députée démocrate de San Francisco, Fiona Ma.
Sciences et Avenir rapporte qu’en Chine, seul le milliardaire et député Ding Liguo a proposé un embargo total sur les ailerons de requins. Catégorique, il estime que, face à l’opinion publique chinoise, seule la loi peut enrayer le commerce des ailerons et réduire les massacres de requins.