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Dans la foulée de ce différend, tout récemment, une réunion est tenue entre le pacha, le président du conseil municipal et les deux Associations d’Imiyan pour tenter de trouver une « solution médiane à même de préserver l’intérêt des habitants ». Cependant, les responsables n’ont pas répondu à la demande et le différend s’est transformé en une vive opposition entre l’Association Jeunesse Imiyan et les autorités accusées de soutenir l’autre Association. Aujourd’hui, le marché relatif à la construction de ce projet est déjà attribué et les travaux commenceront bientôt. Il faut dire que les autorités tentent une fuite en avant. Et pour mettre les habitants devant le fait accompli, elles accélèrent les démarches. Les Aît Imiyan se demandent pourquoi en soumettant un terrain collectif aux responsables, propre pourtant à l’édification de l’établissement en question, ceux-ci s’obstinent à l’idée de déconstruction. Pour comprendre, il faut savoir que des manœuvres électoralistes latentes y sont pour beaucoup dans toute cette agitation et cette opposition, il faut le dire, entre des parties en lice qui ne disent pas leurs noms. Les habitants se demandent alors si les autorités n’ont pas ainsi déjà choisi leur camp parmi les postulants non avoués au siège municipal.
Les règlements de comptes aux relents électoralistes ne s’arrêtent pas là. Dans le village d’Imiyan, l’Association Jeunesse s’active à lutter contre l’analphabétisme en se lançant il y a quelque temps dans un projet de classes d’apprentissage en faveur des femmes et jeunes filles du douar. Ses membres ont emprunté pour cela des tables à une école de la ville qui avait manifesté son enthousiasme et sa disponibilité en faveur de l’Association qu’elle soutenait dans son action. Les responsables de cette école opèrent subitement aujourd’hui une volte-face étonnante et demandent la restitution de « leur bien » sans raison dire ! Cela est d’autant plus déconcertant que ce revirement intervient juste au moment où le problème s’est posé ! Simple hasard ? Ou sabotage et acharnement intentionnels ? Qui tire donc les ficelles de ce manège ? Après tout, nul doute que le douar a besoin d’un foyer féminin et de cours d’alphabétisation pour femmes. Mais il est pour autant honteux que ces projets d’intérêt général soient pris en otage par des camps qui se disputent pour de cupides enjeux qui ont trait aux urnes !