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En effet, la société américaine a entrepris une série d’actions et pris des mesures qui visent à réaménager et exploiter le site, en respectant les normes exigées pour ce genre de projet. Concernant l’aménagement, l’entreprise a procédé à la construction d’une clôture en béton, avec un portail de 9m de large et l’installation de trois caméras de surveillance. Il s’agit donc d’une décharge contrôlée à l’antipode de l’ancienne, qui empêchera toute intrusion ou occupation de délinquants. Outre la clôture, on a aménagé des voies de circulation à l’intérieur du site, avec la création de 4 km de pistes carrossables pour les engins et les véhicules de collecte. Ces dernières auront un atelier équipé pour réparation et entretien, ainsi qu’une plate-forme bétonnée de 1000 m2 pour le lavage, équipée de suppresseurs d’eau et d’air.
Quant à la gestion des déchets, Ecomed-Casa a procédé à des opérations de nivellement, de profilage et de couverture après saturation des zones d’exploitation d’environ 40 ha. La société a également créé 4 bassins de stockage et de traitement des lixiviats (jus des déchets) d’une capacité de 40.000 m3. Une plate-forme de tri de 3000 m2 a été aussi réalisée dans le cadre d’une politique de recyclage des déchets et de création d’emploi.
Selon des responsables d’Ecomed, ces réalisations ont permis la disparition de toute émanation de fumées et d’odeurs de la décharge. Elles ont aussi permis la couverture des déchets de terre végétale, le stockage des lixiviats en vue de leur traitement et la fin de l’écoulement des eaux à la surface des sols, à l’extérieur de la décharge.
Le groupe américain envisage par ailleurs la confection de 6 casiers imperméabilisés au moyen d’argile et de géomembrane de 2 mm et équipés de systèmes de collecte et de drainage des lixiviats et de systèmes de soutirage du biogaz ; l’installation de torchage et/ou de valorisation du biogaz ; l’aménagement des aires de stockage, d’attente et de parking et le traitement des lixiviats en provenance du nouveau site.
Ces opérations d’exploitation et de réhabilitation de l’actuelle décharge de Médiouna ont coûté pour les deux premières années, 49.223.545,50 DH, soit 43,85 DH/tonne. Quant à la nouvelle décharge, elle va coûter 67.843.118,40 DH, soit 55,2 DH/tonne. Le montant total forfaitaire pour la réhabilitation et la fermeture de la décharge de Médiouna est de 56.673.600 DH.
Rappelons que la décharge publique de Médiouna a atteint un seuil de gravité intolérable. Elle est devenue un vrai danger pour la santé des riverains et de toute la population casablancaise. Le site a plus de 50 ans, alors que la durée de vie d’une décharge ne doit pas passer 20 à 25 ans et s’étend sur une superficie de 70 ha, soit la taille d’une ville moyenne. Il accueille en moyenne 3.000 tonnes d'ordures ménagères produites chaque jour par les Casablancais, en plus des déchets industriels et hospitaliers.
Le site de Médiouna, comme la quasi-totalité des décharges marocaines, manque d’un système de captage du biogaz et d’un réseau de drainage des lixiviats. Il souffre aussi de l’inexistence d’isolation du sol pour empêcher des infiltrations. Les effluents liquides et les fumées dégagées par les monceaux d'ordures finissent directement dans la terre et l'atmosphère, sans aucune filtration. D’où la pollution de la nappe phréatique de la région de Casablanca dans un rayon de 20 km autour de Médiouna.