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Le Conseil des droits de l'homme tient sa 58ème session à Genève
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Le Maroc participe au Caire à la réunion préparatoire du 7e Congrès du Parlement arabe et des présidents des assemblées et Parlements arabes
Les participants ont passé en revue les principaux défis auxquels font face les femmes en matière de propriété et de gestion des terres, ainsi que les expériences réussies dans la région arabe dans ce domaine, soulignant que garantir aux femmes des droits clairs et protégés en matière de propriété foncière contribue à améliorer les conditions de vie des familles, à élargir les possibilités d'éducation et à renforcer la stabilité des sociétés, contribuant ainsi à un développement plus équitable.
S’exprimant à cette occasion, Abdelrahim Idalrais, professeur à l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, a indiqué que l'expérience marocaine représente un modèle d'inspiration au niveau arabe, ajoutant que les réformes législatives, telles que la modification des lois réglementaires relatives aux terres collectives, ont contribué à l'autonomisation des femmes en matière de droits fonciers et à l'amélioration de leur connaissance juridique.
A cet égard, M. Idalrais a appelé au renforcement des programmes de sensibilisation et de formation en faveur des femmes, à la mise à jour des lois pour consacrer l'égalité dans le domaine du foncier et à l'adoption de politiques plus inclusives dans le monde arabe.
La directrice par intérim du Centre d’Inclusion des Femmes au Foncier (CIFF), Yasmina Imani, a assuré que l'expérience marocaine en matière d'implication des femmes dans le domaine du foncier est un modèle pionnier au niveau arabe, précisant que les réformes juridiques et les initiatives sociales ont contribué à renforcer la présence des femmes et à faire en sorte qu'elles bénéficient de leurs droits de propriété et de disposition des terres.
Le Centre s'emploie à sensibiliser les femmes à leurs droits fonciers, à leur fournir un soutien juridique et l'accompagnement nécessaire leur permettant de surmonter les obstacles sociaux et administratifs qui peuvent les empêcher de bénéficier des terres, en particulier dans les zones rurales, a ajouté Mme Imani, notant que cette expérience a permis la mise en place d'un modèle intégré qui combine autonomisation juridique, sensibilisation et réhabilitation économique des femmes.
Cette expérience peut constituer une référence importante pour les pays arabes qui cherchent à renforcer l'accès des femmes au foncier, a fait savoir Mme Imani, rappelant l’importance du partage d’expériences et du développement de politiques plus globales qui tiennent compte des spécificités culturelles et juridiques de chaque pays.
D'autres interventions ont mis en avant la nécessité de développer des cadres juridiques et institutionnels plus complets pour garantir les droits des femmes à la propriété foncière, tout en promouvant des campagnes de sensibilisation pour lutter contre les discriminations fondées sur le genre.
Par ailleurs, les intervenants se sont penchés sur l’importance d'une implication plus accrue des femmes dans les processus décisionnels liés à la gestion des terres et à la planification urbaine ainsi que de renforcer les partenariats entre les gouvernements, la société civile et les organisations internationales en vue de solutions durables, affirmant que l'autonomisation des femmes dans le foncier est une étape cruciale vers le développement durable et la stabilité socio-économique.
La troisième Conférence arabe sur le foncier est organisée à l’initiative du ministère de l'Aménagement du Territoire National, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville, le Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), le Réseau mondial des instruments fonciers (GLTN) et l'Initiative arabe sur le foncier, sous le thème “Solutions foncières pour les investissements, la résilience et l’innovation", en partenariat avec la Banque mondiale, l'Union Européenne et l'Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ).
Cet événement, qui se poursuit jeudi, réunit près de 300 participants en présentiel et plus de 1.000 en ligne, dont des experts du foncier et des représentants gouvernementaux, des ONG, des institutions académiques et du secteur privé.