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A en croire les analystes de la DEPF, la situation préliminaire des échanges extérieurs du Maroc ferait ressortir une accentuation du déficit commercial de 29,5% par rapport à l’année 2016, pour ressortir à 12,1 milliards de dirhams.
La progression des importations de biens (+12,4%) plus importante que celle des exportations (+4,2%) et le recul du taux de couverture (TC), qui est revenu, d’une année à l’autre, de 67,6% à 62,7%, soit une baisse de 4,9 points, seraient à l’origine de cette évolution.
Dans sa dernière publication, datée de ce mois, la DEPF a noté la forte reprise des exportations de phosphates et dérivés (+25,3%) et le dynamisme des secteurs émergents, contribuant ainsi à l’accroissement des exportations des biens de 4,2% en glissement annuel qui se sont établis à 20,3 milliards de dirhams.
Selon cette direction, les exportations de phosphates et dérivés ont atteint 3,8 milliards de dirhams contre 3 milliards, à fin janvier 2016. Leur part dans le total des exportations du Maroc aurait ainsi atteint 18,5% contre 15,4% un an auparavant.
A noter que les exportations du secteur automobile figurent sur la courbe des hausses. Elles ont enregistré une progression de 0,6% pour s’établir à plus de 4,6 milliards de dirhams, soit 22,9% des exportations nationales des biens. Alors que les ventes des segments de construction et câblage ont accusé respectivement un repli de 1,3% et de 0,1%, n’enregistrant qu’un peu plus de 4,2 milliards de dirhams au cours du mois dernier.
Notons aussi que les exportations des secteurs aéronautique et électronique ont enregistré respectivement des hausses de 3,3% et 4%.
La tendance n’est pas la même en ce qui concerne les ventes du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire qui auraient accusé un recul de 3,6% à 4,9 milliards de dirhams. C’est notamment le cas des ventes de l’industrie alimentaire qui se sont établies à 2,4 milliards de dirhams, soit un recul de -0,2%.
Idem pour les ventes du secteur du textile et cuir dont les exportations ont enregistré une baisse de l’ordre de 0,8% à 3,2 milliards de dirhams due essentiellement aux contre-performances des exportations des vêtements confectionnés (0,7%) et des chaussures (15,5%).
Il est à souligner que les exportations des articles de bonneterie ont progressé de 3,2%, l’industrie pharmaceutique a enregistré une baisse des exportations du secteur de 1% alors que le reste des exportations (11% des exportations totales) a enregistré une hausse de 8,7%.
S’agissant des importations des biens, la DEPF a noté que l’ensemble des groupes de produits à l’exception des produits alimentaires a poursuivi sa hausse, progressant de 12,4% à 32,3 milliards de dirhams.
« Pour une valeur de 8,8 milliards de dirhams, les importations des biens finis d’équipement ont progressé de 7,2%. Cette hausse est en lien, notamment, avec la forte croissance des achats de diodes et transistors de 380 millions de dirhams, de chaudières, turbines et leurs parties de 224 millions de dirhams et de voitures industrielles de 189 millions de dirhams », a précisé la DEPF.
Soulignons que les achats des demi-produits se sont inscrits, également, en hausse de 4% à 7,2 milliards de dirhams. C’est notamment le cas des produits chimiques qui ont connu une hausse de +49,9% à 961 millions de dirhams. Pour leur part, les achats de produits finis de consommation auraient progressé de 8,3% atteignant 5,9 milliards de dirhams durant la même période.
Ainsi, a poursuivi la DEPF, « les importations des achats des ouvrages divers en fer ou en acier ont enregistré une croissance de l’ordre de 95,9%. Il en est de même pour les achats des ouvrages divers en verre et des appareils récepteurs radio et télévision qui se sont, également, appréciés de 61,3% et 32,5% respectivement ». A noter que les produits énergétiques, dont les importations se sont améliorées de 68,1% à 5,7 milliards de dirhams, figurent sur la courbe de la hausse. Une hausse que la DEPF a observée au niveau des gas-oils et fuel-oils.
Les analystes de la DEPF ajoutent aussi que les achats des produits bruts ont aussi concouru au relèvement des importations globales, avec une hausse de 23,7% à près de 1,7 milliard de dirhams.
En effet, précisent-ils, « les achats d’huile de soja brute ou raffinée ont progressé de 84,9% à 416 millions de dirhams. En revanche, sur la courbe de la baisse apparait le groupement des biens alimentaires, dont les importations ont connu un recul de l’ordre de 12,2%, en rapport, particulièrement, avec le recul des importations de blé de 67,2% pour atteindre 368 millions de dirhams en janvier 2017 ».
Dans ce cadre, il y a lieu aussi de noter l’orientation positive des recettes de voyage et des transferts des MRE ainsi que le regain de croissance du flux des IDE