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Lors d'une journée d'étude sur "Les archives nationales : état des lieux et perspectives", Jamaa Baida, directeur des "Archives du Maroc" a souligné que le Maroc post-protectorat accordait peu d'importance à l'organisation des archives, bien que ce secteur soit l'un des piliers pour la l'édification d'un Etat moderne et pleinement indépendant. .
Les gouvernements qui se sont succédé se référaient en la matière à une ancienne loi promulguée sous protectorat, en l'occurrence le Dahir du premier novembre 1926, a-t-il rappelé.
Le Maroc, poursuit M. Baida, a mis le doigt à deux reprises sur "l'état de négligence inacceptable" dont pâtissaient ses archives : une première fois dans les années 70, quand le Royaume a décidé d'avoir recours à l'avis consultatif de la Cour internationale de justice sur la question du Sahara, et une deuxième fois, lorsque l'Instance équité et réconciliation (IER) s'est attelée à l'étude des affaires relatives aux violations des droits de l'Homme entre 1956 et 1999.
Il s'en est suivi la création de la Direction des archives Royales en 1975, et l'inscription dans le rapport final de l'IER de recommandations relatives à l'organisation des archives nationales. Ces recommandations, explique M Baida, avaient suscité une prise de conscience à l'échelle nationale de la nécessité d'organiser les archives tout autant que l'institution qui en a la charge et de la doter d'un cadre juridique approprié.
Un tel cadre se doit, selon lui, d'être transparent et aux contours bien définis en vue de hâter la sauvegarde et la promotion des archives, la réglementation de l'accès des chercheurs et des citoyens à ces sources de documentation, de renforcer et d'actualiser les programmes de formation afin de faire émerger des ressources humaines qualifiées et spécialisées.
Pour le directeur de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc (BNRM), Driss Khrouz, la mission de l'institution des archives du Maroc ne se limite pas à la sauvegarde de ce précieux patrimoine national que sont les archives. Elle consiste également à dresser son état des lieux et ses perspectives.
L'organisation des archives, a-t-il fait observer, favorise la promotion des valeurs de modernité et de transparence et des droits humains, notamment le droit à l'information et au savoir.